YUNNAN
"Au sud des nuages"


25 mars au 8 avril 2015

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AUTRES VOYAGES...

 

Grandes étapes de notre circuit au YUNNAN :

 

  • KUNMING, "la ville de l'Eternel Printemps"
  • Quelques données sociales

  • Yunnan du sud, Forêt de Pierre, minorités, rizières en terrasses de Yuanyang, Jianshui
  • Une mosaïque ethnique

  • Yunnan du nord, DALI  et ses environs, LIJIANG  et  ses environs, Yangtsé et ZHONGDIAN
  • A propos du Bouddhisme


    Sites, paysages, villes ou monuments classés au Patrimoine Mondial de l'humanité de l'UNESCO repérés par le logo
    .
       

    Rizières en terrasses de YUANYANG (UNESCO) JIANSHUI ''Forêt de Pierres'' de SHILIN (UNESCO) KUNMING DALI et environs Fleuve Yangtsé (UNESCO) et ZHONGDIAN (''Shangri-La'') LIJIANG (UNESCO) et environs
    Passez la souris sur la carte pour naviguer


    APERÇU HISTORIQUE

    Le Royaume de DIAN
    (IVe-IIe s. avant
    J-C)

    Au carrefour des routes commerciales entre la Chine, la Birmanie et l’Inde, le Yunnan antique était occupé par le royaume de Dian, siégeant non loin du lac du même nom. Le royaume de Dian (diān guó) est un État qui s'est constitué dans l'actuelle partie nord de l'actuelle province du Yunnan, entre le quatrième siècle et l'an 109 avant notre ère. Ce royaume situé autour du lac Dian s'étendait également autour du lac Erhai (près de Dali) et de la région du Fleuve Rouge (Yuan Jiang). Le général Zhuang Qiao de l'État de Chu (Etat de Chine orientale fondé au VIIIe siècle av. J.-C.) serait le fondateur du royaume de Dian.  Zhuang aurait engagé la guerre pour conquérir cette région "barbare" mais prévenu de ne pas revenir au Chu avec son armée, il y serait alors resté, ainsi que ses soldats, et serait ainsi devenu le roi de ce nouveau royaume. Ce royaume a existé durant une période correspondant, en Chine du Nord, à la fin de la Période des Printemps et Automnes jusqu'à la dynastie Han de l'Ouest. Principalement agricole, cette société bénéficiait d’une abondance de ressources minières, habilement exploitées par ses habitants.
     

    Nan-Chao, Royaume des Zhao du sud
    (VIIIe-Xe s.
    )

    Par la suite, plusieurs tribus Bai établies sur les terres environnant le lac Erhai, non loin de la ville de Dali, avaient constitué des royaumes désignés en chinois par le terme Zhao. En lutte avec les armées Han, ils s’unirent dans une résistance. En 737, avec le soutien de la dynastie chinoise des Tang, Piluoge unifia les six Zhao et établit le royaume Bai de Nan-Chao ou nánzhào ("des Zhao du Sud") avec pour capitale Taihe (village au sud de Dali). Le royaume qui durera deux siècles, sera tiraillé entre ses puissants voisins, les Chinois de la dynastie Tang et les Tibétains mais sera puissant à son apogée.
    Au IXe siècle, les Pyu installés en Birmanie (venus probablement du nord, aux confins du Tibet, vers le IIIe millénaire av. J-C), après avoir refoulé les Môn encore plus au sud, sont à leur tour écrasés par le royaume de Nan-Chao et l'État Pyu devient vassal de Nan-Chao. Cet affaiblissement de Pyu va favoriser l'immigration dans cette région des Bamar (un peuple d'origine tibétaine qui avait commencé sa migration depuis deux millénaires) depuis le sud de la Chine. L'établissement de l'empire Nan-Chao entraine également l'arrivée au Laos des populations venant du sud de la Chine, entre le IXe et le XIIIe siècle. La politique d'extension du royaume de Nan-Chao vise aussi des contrées au nord et au sud-est. En 829, la ville de Chengdu est prise et pillée, ce qui permet au Royaume de Nan-Chao d'annexer la province du Sichuan qu'il conservera jusqu'à ce qu'il en soit chassé en 873. Plusieurs expéditions militaires ont également lieu en direction de Hanoï (alors appelé Shenglong), et de durs combats opposent, de 858 à 866, les troupes de Nan-Chao aux préfets chinois de cette région et le roi de Nan-Chao demande à traiter sur un pied d'égalité avec la Chine.
     

    Le Royaume de Dali
    (Xe-XIIIe s.
    )

    En 902, la dynastie qui régnait sur le royaume de Nan-Chao est renversée. Trois autres brèves dynasties lui succèdent rapidement, jusqu'à la prise de pouvoir par Duan Siping en 937, qui établit le Royaume de Dali. Ce nouveau royaume Bai durera trois siècles, jusqu'au milieu du XIIIe siècle.
    Après les conquêtes mongoles de la Chine du nord (dynastie Jin) en 1234, puis celle d'Asie centrale, d'Europe orientale et centrale par Gengis Khan (1155-1225) et ses premiers successeurs, les Mongols de Möngke attaquent le Sichuan et le Tibet.
    En 1253, le royaume de Dali passe sous la domination des Mongols de Kubilai Khan, le frère de Möngke qui lui a succédé en 1260, qui mettent fin à cinq siècles d'indépendance de cette région dominée par les Bai. Le royaume abandonne se souveraineté contre la promesse que les vies des habitants seront épargnées.
    Cette conquête entrainera à la fois, l'arrivée de populations dans le sillage des Mongols et l'exode massif de populations venant du sud de la Chine vers le Laos et se répercute jusqu'en Thaïlande.
    En 1271, Kubilaï avait déjà pris un titre dynastique Yuan, à la manière chinoise, et installé l'année suivante sa capitale à Pékin (alors appelé Dadu , la "grande capitale").
    Cependant les Mongols échouent longtemps dans leur lutte contre la Chine du Sud des Song jusqu'en février 1276, avec la victoire de Kubilaï.   Cependant sa dynastie ne durera qu'un siècle, jusqu'en 1368, lorsque les Han en chassant le Grand Khan  Toghan Temür reconquièrent le pouvoir et établissent la dynastie Ming.
     

    Le Yunnan, province de l'Empire chinois
    (XIVe-XXe s.
    )

     Concernant les siècles suivants, le Petit Futé ajoute:
    «Si les Ming surent disposer des
    Mongols, il fallut attendre la dynastie suivante des Qing pour imposer un semblant de contrôle sur la région et intégrer le Yunnan à l’empire chinois. Eloignée du pouvoir central et composée d’une mosaïque de peuples, la province ne se stabilisa réellement qu’à partir du XXe siècle.
    Entretemps, un soulèvement séparatiste musulman et anti-mandchou fut violemment réprimé par l’empereur en 1873, tandis que les puissances étrangères, jouant des dissensions locales, profitaient du commerce de l’opium dans la région.
    Dès le milieu du XIXe siècle, les Français
    s’adjugèrent le contrôle de l’Indochine, en espérant créer une zone d’influence plus large et s’ouvrir les portes de la Chine du Sud. Ils parvinrent rapidement à ouvrir Kunming sur l’extérieur: la ligne du chemin de fer entre Hanoi et Kunming, commencée en 1898, fut terminée en 1910. Mais les tensions en Europe à la même époque incitèrent finalement la France à ménager l’Angleterre et à céder du terrain en Chine, au profit de seigneurs de la guerre locaux.
    »
     

    Le Yunnan, province de la Chine républicaine puis communiste
    (XXe-XXIe s.
    )

    Depuis 1925, une guerre civile a éclaté entre les nationalistes du Kuomintang dont Tchang Kaï-chek vient de prendre la tête après la mort de Sun Yat-sen, et les communistes à la tête desquels va peu à peu s'imposer Mao Zedong. Ces derniers profitent de l'invasion japonaise en Mandchourie survenue fin 1931 pour s'emparer de plusieurs régions. Mais avec un million d'hommes, l'armée nationaliste va harceler les bastions communistes, en particulier au Jiangxi, principal territoire de la "République soviétique chinoise". En 1934, environ 130 000 hommes de l'Armée Rouge parviennent à fuir et, poursuivis, entament "la Longue Marche", un périple de 12 500km dans le sud-ouest de la Chine (où des Hui et Tibétains soutiennent les nationalistes) pendant un peu plus d'un an. Ils ne sont plus qu'une vingtaine de milles au début de 1935. En décembre 1936, les nationalistes et les communistes finissent par conclure une alliance (temporaire) pour lutter contre les envahisseurs japonais.

    Concernant le XXe siècle, le Petit Futé ajoute:
    «Lors de la Seconde Guerre mondiale, les Alliés fournirent aux nationalistes de Tchang Kaï-shek du matériel militaire pour combattre l’ennemi japonais. Ce matériel fut acheminé par une route de 1000km dans les montagnes, de Rangoon jusqu’à Kunming: c’est la célèbre route de Birmanie.»
    [
    L'alliance entre nationalistes et communistes est brisée dès septembre 1945, après la capitulation japonaise, et les communistes qui remportent victoire sur victoire en 1949, avec notamment la conquête du sud (le 21 avril, l'Armée populaire de libération franchit le Yangtsé). Les dirigeants nationalistes et deux millions de leurs sympathisants "s'exilent" sur l'île de Taïwan. Les combats cessent en août 1950.
    Cette même année, on assiste à l'invasion définitive du Tibet par l'Armée de Libération Nationale chinoise.
    En 1965, des régions de la province tibétaine du Kham sont rattachées au Yunnan.
    ]
    «Après les désastres humains du Grand Bond en Avant et de la Révolution culturelle, la marche au développement du Yunnan s’est engagée depuis les années 1980. Le tourisme, et encore aujourd’hui le narcotrafic, comptent parmi les principales ressources de cette province désormais bien ancrée en Chine

    => Pour des informations générales sur la chronologie et les dynasties impériales.

    AUTRESVOYAGES...
    APERÇU GÉOGRAPHIQUE

    RELIEFS ET PAYSAGES DU YUNNAN

    Yunnan signifie littéralement "le sud des nuages".
    La province du Yunnan se situe à l’extrême sud-sud-ouest de la Chine, s'étendant des forêts tropicales du Xishuangbanna au sud, à la frontière avec le Viêt-Nam, le Laos et le Myanmar, jusqu'aux plateaux arides des contreforts de l'Himalaya, au nord, par le col du Hong-La (4220 m.), zone qui appartient au Tibet historique.
    La province dite "autonome" du Tibet dans sa configuration actuelle couvre 394 000 km² (71% de la France métropolitaine).

    Quatre fleuves importants traversent la région: le "fleuve aux vagues bleu foncées" ou Mékong (Lancang Jiang), le "fleuve en fureur" ou Salouen (Nu Jiang), le "fleuve bleu" ou Yangtse ou Giang-Tse (Jinsha Jiang) et le "fleuve rouge" (Hong Jiang).

    Bien que chevauché par le Tropique du Cancer (passant notamment au niveau de la ville de Kaiyuan), des vallées du sud, à une centaine de mètres au-dessus du niveau de la mer, jusqu'aux hauts-plateaux du nord, à plus de 3000 mètres, le Yunnan possède donc forcément des paysages d’une extrême diversité et des conditions naturelles (agriculture) bien différentes du fait de sa topographie.

    Des plateaux du Tibet jusqu’aux forêts tropicales du Xishuangbanna, la province surprend par la richesse de sa topographie. Le Nord se caractérise par des régions montagneuses avec la gorge du Saut du Tigre, l’une des gorges les plus profondes au monde, alors qu’au centre, on admire les vestiges calcaires de Shilin. Au sud, ce sont les (plus ?) belles cultures en terrasses de Chine, près de Yuanyang. Plus au sud encore, à la frontière du Myanmar et du Laos, s’étirent les forêts millénaires du Xishuangbanna, peuplées d’espèces animales et végétales rares et menacées.

    Sauf dans les montagnes, la Chine du Sud jouit d’un climat subtropical, assez doux toute l’année: janvier (14,6°C) et juillet (28,2°C) en moyenne. Malgré certaines nuances selon les régions, on remarque l’alternance d’une saison sèche (de novembre à mars) et d’une saison chaude et pluvieuse (de mai à septembre). Les régions montagneuses, notamment au Guizhou et plus encore au nord du Yunnan (sur le plateau tibétain) offrent des climats de montagne, avec des étés chauds et secs et des hivers froids et très enneigés.


    POPULATION: CULTURES ET ETHNIES

    A 92%, la Chine est peuplée par l'ethnie Han. Les 8% autres sont partagés entre 55 minorités ethniques dont 18 comptent plus d’un million de personnes.
    Les Zhuang (vivant dans le Guangxi) sont les plus nombreux avec environ 17 millions suivis par les Mandchous avec 11 millions.

    La population du Yunnan s'élève à 46 millions (soit 71% de la population française et une densité identique d'environ 117 hab/km²).

    Le Yunnan se distingue des autres province chinoises par une grande diversité ethnique et culturelle.
    Au Yunnan vivent  25 minorités ethniques
    (26 ethnies avec les Han) représentant 38 % de la population de la province, face au 62%  de Han qui ici sont en maints endroits minoritaires et bien éloignés par leurs traditions de leurs frères du nord.

    En jaune, les ethnies repérées pendant notre circuit.
      1 - Les Yi sont les plus importants (4 millions au Yunnan sur un total de 8 millions en Chine),  répartis en plus de 30 sous-groupes aux dialectes et traditions vestimentaires souvent bien différents. Ils étaient les fondateurs au 8ème siècle, avec l’ethnie Bai de Dali, du puissant royaume de Nanzhao.
      2 - les Bai (1,5 million),
      3 - les Hani (1,4 million) ou Aini, ils sont appelés Akha en Thaïlande et en Birmanie et Iko au Laos. Ils  vivent dans une société matriarcale.
      4 - les Zhuang (1 million),
      5 - les Dai (1 million), une population de type Thaï utilisant une écriture thaïe.
      6 - les Miao (1 million sur un total de 9 millions en Chine), ils sont aussi présents au Nord Vietnam, Nord Laos et jusqu'au Nord de la Thaïlande où ils sont appelés Hmong.
      7 - les Hui (500 000),
      8 - les Lisu (500 000 ou 640 000?),
      9 - les Lahu (400 000),
    10 - les Wa (300 000),
    11 - les Naxi (280 000 ou 320 000?) qui possèdent une langue et une écriture propres, les pictogrammes dongba,
    12 - les Yao (180 000 ou 200 000 sur un total de 2,7 millions en Chine),
    13 - les Jingpo (135 000),
    14 - les Tibétains (100 000 ou 120 000?) avec une langue et une écriture particulières,
    15 - les  Bulang (80 000),
    16 - les Buyi (35 000)
    17 - les Achang (27 000 ou 34 000?),
    18 - les Moso (30 000) ou Mosuo   vivent dans une société matriarcale.
    19 - les Nu (25 000),
    20 - les De'ang (17 000),
    21 - les Mongols (13 000),
    22 - les Shui (7 000),
    23 - les Dulong (7 000 ou 5 400?),
    24 et 25 - les Pumi et les Mandchous

     

    Malgré le folklore touristique, ces peuples minoritaires ont dans l’ensemble su maintenir leurs structures sociales, leurs traditions et leurs modes vestimentaires, voire leur langue et leur écriture.

    Lors du rattachement du Tibet à la République populaire de Chine, une large partie des plateaux tibétains (région du Kham) a été rattachée au Yunnan, et avec eux une population de 120 000 Tibétains, la culture tibétaine est restée vivace: monastères, écoles (produisant des thangka) et médecins bouddhistes lamaïques, élevage du yak, langue et écriture...

    De nombreuses chansons Zhuang se retrouvent dans les karakoés, connues et appréciées par la majorité des Chinois.

    Dans le district de Lijiang, la culture dongba des Naxi (écriture pictographique, religion animiste et totémiste, mêlée de bouddhisme) est très présente. La musique purement acoustique reste très importante dans la culture Naxi, alors qu'elle est plus souvent mêlée à de la musique électrique ou électronique dans les autres cultures chinoises. On peut entendre différentes formations orchestrales composées d'une vingtaine d'instrumentistes.

    Dans le district de Dali, les Bai majoritaires, sont vêtus de costumes composés de blanc et d'autres couleurs selon les branches de la culture bai.

    Dans le Sud du Yunnan, à Xishuangbanna, près de 75% de la population est de la minorité Dai, d'origine thaïlandaise, le hulusi, instrument de musique dai, est très répandu. La production d'argenterie et de bijoux ornés de pierres précieuses est une spécialité des hommes dai qui doivent offrir des bijoux pour leurs futures ou actuelles épouses.

    Riche de traditions particulières, la population du Yunnan est  en majorité assez pauvre en termes de revenu. Si de plus en plus d’enfants sont aujourd’hui scolarisés, de sérieux problèmes persistent. En Chine, le Yunnan détient ainsi le triste record du plus grand nombre d’individus atteints du virus du Sida malgré de nombreuses campagnes de dépistage menées par le gouvernement.


    ECONOMIE ET RESSOURCES

    Le Yunnan est une province essentiellement agricole disposant de terres très fertiles (la "terre rouge") et d'un climat généralement clément lié à sa position sous le Tropique du Cancer  (passant notamment au niveau de la ville de Kaiyuan).
    Le Yunnan exporte une très grande variété de fruits et légumes. L'activité agricole est très développée et très diversifiée du fait de ses climats très contrastés, davantage par l'effet de l'altitude que de la latitude.
    On peut citer la culture maraîchère que l'on retrouve un peu partout en Chine, mais surtout la culture et la transformation du tabac sous forme de cigares vendus principalement dans la province, et de cigarettes de marques "Hongmei", "Honghe" et "Baisha" (le "Top Three")  vendues dans l'ensemble de la Chine.
    L'élevage tient lui aussi une place relativement importante. La production laitière permet la commercialisation dans la province de produits tels le táozá rǔbǐng, sorte de fromage qui se déguste frit à la poêle. Dans la région tibétaine, au nord, on ne saurait oublier l'importance de l'élevage du yak pour sa viande, son lait (utilisé avec le thé), ses poils (confections d'étoffes), ses cornes (corne de musique, baguettes…)
    L'activité horticole s'est développée et ce même pour des roses produites sous licence.

    Plus de 150 types de minéraux ont été découverts dans la province, à l'origine d'un important commerce et trafic de rubis, de jade et autres pierres précieuses (notamment avec la région du "Triangle d'Or" (frontières communes de la Thaïlande, du Laos et de Birmanie et guère éloignées du Yunnan et du Vietnam).

    Le Yunnan n'est pas dépourvu de ressources minières.
    La L&L Energy Inc. exploite deux mines de charbon à Dapuan et Sutsong au Yunnan.
    Il y a 112 types de métaux non ferreux dans le Yunnan
    , parmi lesquelles les réserves de plomb, de zinc et de germanium prennent la tête en Chine.
    La mine du nord-ouest du Yunnan Beiya, à mi-chemin entre Dali et Lijiang, est la plus grande mine d'or à ciel ouvert dans la province. Elle a des réserves prouvées de 151 tonnes d'or et de nouvelles découvertes ont été faites récemment, en 2011
    La China Polymetallic Mining Limited exploite des mines de métaux non-ferreux, tels que le plomb, le zinc et l'argent.
    Autres compagnies minières situées au Yunnan:
    Yunnan Aluminum Co. Ltd.
    Yunnan Metallurgical General Company
    Kunming Iron & Steel (Group) Co. Ltd.
    Yunnan Tin Groupe Yunnan Copper Group
    .

    Le Yunnan est une province très touristique, du fait de sa grande diversité de paysages et de cultures. Principalement chinois, les touristes rapportent des milliards d'euros au Yunnan.

    POUR COMMENCER...

    Le Petit Futé présente ainsi le Yunnan:
    «Le Yunnan fait partie des provinces les plus appréciées des touristes en Chine. Il suffit de prononcer son nom pour qu’un tas de couleurs, d’arômes, de paysages et d’impressions viennent à l’esprit. Les rizières en terrasse, les forêts tropicales, les festivals, les marchés locaux des minorités, l’architecture Bai, les danses tibétaines, les villages reculés… autant d’images qui se bousculent dans l’imaginaire et qui se vivent au Yunnan.
    Autour de Kunming, la "Cité de l’Eternel Printemps", s’épanouissent hibiscus et camélias, orangers et plants de tabac. Dans le nord, la province s’élance à l’assaut de l’Himalaya et les températures se refroidissent sensiblement. Dans le sud, la région autonome du Xishuangbanna est un paradis tropical abritant quelques-unes des dernières grandes forêts pluviales de la planète. Quant à la forêt de pierre de Shilin, elle est le prolongement en point d’orgue des fabuleuses formations karstiques du Guangxi et du Guizhou.
    Le Yunnan est l’une des provinces les plus agréables de Chine pour faire du tourisme individuel. Le vélo reste le mode de transport privilégié pour explorer campagnes et villages, parmi lesquels Dali et Lijiang méritent une mention honorable. Au même titre que Yangshuo, près de Guilin, ces anciens villages devenus villes demeurent des havres de routards. Souvent pris d’assaut par les touristes, ils peuvent cependant très vite se transformer en véritables enfers! Un conseil : allez-y mais ne restez pas trop longtemps, à moins que vous ayez besoin de récupérer des forces après une longue immersion dans la campagne profonde chinoise! Dirigez-vous plutôt vers le plateau tibétain au nord ou dans la région tropicale du Xishuangbanna au sud, dont certains villages reculés sont encore épargnés par le tourisme de masse. Pour combien de temps encore? Dépêchez-vous de visiter ces terres pour une plongée dans une Chine protéiforme, loin de l’uniformité des gratte-ciel et des galeries commerciales. De nombreux voyageurs regrettent de ne pas avoir prévu assez de temps pour visiter le Yunnan. La province est grande et mérite un long séjour. N’oubliez pas non plus de vous équiper selon les régions dans lesquelles vous avez prévu d’aller

     

    Mercredi 26 mars

    Nous sommes un groupe de 18 personnes à prendre l'avion à Roissy,  en majorité dans la petite soixantaine, avec des âges allant de 58 à 78 ans.  De grands voyageurs le plus souvent. Le plus âgé a commencé à voyager à 50 ans, au rythme soutenu de 5 voyages par an ! Un peu toutes les régions sont représentées: Bretagne, région parisienne, sud-ouest, Rhône-Alpes, Est... Pour certains comme c'est notre cas, voyageant pour la première fois avec un T.O. associatif, c'est la découverte d'un voyage en principe sécurisé au maximum, avec de bout en bout, la présence d'une accompagnatrice, Elisabeth, la dix-neuvième "voyageuse" (il est forcément tenu compte des frais liés à cette personne dans le tarif appliqué aux voyageurs payants, soit environ 150€ par personne). Bref, ce doit être en principe une formule de voyage "avec ceinture et bretelles"! En principe, en effet. Car finalement, il y a eu plus d'incidents malheureux que dans bien d'autres voyages moins encadrés comme vous le verrez au fil du récit, bien que j'éviterai de rentrer trop dans les détails par égard pour les lecteurs. La présence d'une accompagnatrice en sus d'une guide-accompagnatrice peut être perturbante pour cette dernière qui peut y voir une sorte d'"oeil de Moscou" ou plus exactement ici, d'"oeil de Pékin". Un sur-accompagnement qui n'a pas empêché que des collègues s'égarent à trois reprises. Aurait-elle été utile et efficace au cas où l'un des participants aurait eu des ennuis sérieux de papiers perdus ou, plus grave, de santé ? On peut en douter même si son "employeur" semble lui garder sa confiance puisqu'elle assure ce "métier" depuis plus de 20 ans...

    Les ennuis ont commencé avec un raté à Roissy où 6 voyageurs dont nous faisions partie, avaient des cartes d'embarquement pour Canton seulement (alors que tous les bagages partaient bien  pour Kunming) et non jusqu'à Kunming. Il a fallu s'énerver un peu et la personne qui avait apporté le visa collectif a finalement pu faire rééditer des cartes d'embarquement conformes. Le visa collectif du groupe est détenu par notre  accompagnatrice. Avec cette formule de visa, nos passeports, pour notre part tout neufs, resteront vierges de tout cachet.

    Le vol CZ348 de la compagnie China Southern décolle à 11H45,  à l'heure prévue. Nous volons sur un biréacteur Airbus A330 pouvant transporter 258 passagers. La flotte de cette compagnie compte 600 avions dont principalement 240 Airbus A320 et 240 Boeing B377. Elle possède encore, entre autres,  32 A330 et 5 A380. China Southern est une compagnie basée à Canton. Elle existe depuis 35 ans et c'est la plus importante de Chine avec 92 millions de passagers transportés en 2013 (suivies par China Eastern avec 63 millions de passagers).

    Le vol s'effectuant pour une bonne partie de nuit, nous aurons le service d'un déjeuner, d'un dîner et d'un petit-déjeuner à bord.  Le plan de vol  nous fait survoler les environs des villes de Berlin, Varsovie, Minsk, Krasnoïarsk  puis arrivés, au-dessus de la Chine, Urumqi, Lanzhou, Chengdu et Guilin. Un vol de 10 000km (6 200 miles) effectué en 10 heures 50 minutes.

    Nous atterrissons à Canton à 6H40 où il fait 17°, sous un ciel très gris et une pluie fine qui noie le paysage. La piste où nous nous sommes posés est très éloignée des bâtiments de l'aéroport et l'avion fait du taxi pendant un long moment, ce qui permet de se rendre compte de l'existence d'un grand nombre de compagnies aériennes chinoises dont les noms évoquent des provinces ou de grandes villes.

    Pour atteindre la porte d'embarquement pour le vol suivant vers Kunming, nous empruntons des navettes électriques transportant 10 passagers. Arrivés dans la zone d'embarquement, la longue attente d'environ 4 heures et demie passe agréablement dans un lounge où nous sommes admis, bien que ne volant qu'en classe Eco. Nous pouvons nous y désaltérer ou grignoter gratuitement.


     

    Embarqués pour un décollage prévu à 11H45, il est plus de midi et demi, lorsque notre vol CZ3415 décolle de Canton avec une heure de retard.

    Poursuivre la visite



    Documentation et crédits

  • mes notes de voyage
  • l'incitation de Viviane et Jean-Marie avec lesquels on a voyagé en Ouzbékistan ainsi que les informations, conseils et prêt de guide par nos amis Odile et Claude
  • les contributions photographiques de Michèle
  • "Chine, de Pékin à Hongkong" par divers auteurs aux Editions HACHETTE LIVRE Coll. Guides Bleus - Paris 2007
  • "Chine" par Damian HARPER édité par NATIONAL GEOGRAPHIC Coll. Les guides de voyage. Edition française 2003-2005
  • "Petit futé, CHINE 2008-2009" par divers auteurs aux Nlles Editions de l'UNIVERSITE - Paris 2008
  • "Petit futé, Chine du Sud 2015-2016" par divers auteurs aux Nlles Editions de l'UNIVERSITE - Paris 2014
  • "CHINE" par divers auteurs aux Edité par Lonely Planet et Place des Editeurs- Paris 2013 
  • "CHINE" par E. DEHAU Coll. GEO Partance aux Editions EDL - Paris 2003
  • "Chine" par Catherine GARNIER aux Editions MONDEOS Coll. Guides Mondeos, L'essentiel du Voyage. - Paris 2007
  • "CHINE, vision d'un empire céleste" par Suzanne HELD et Hervé BEAUMONT aux Éditions HERMÉ - Paris 2001
  • "Quand la Chine s'éveillera le monde tremblera" de Alain PEYREFITTE Collection Fayard GF aux Editions Fayard - Paris 1974
  • "CHINE, le réveil de l'empire" par T. MONNAT et J-Y BGUEGUENIAT aux Editions Géorama 29000 - Brest 2001
  • "La pensée en Chine aujourd'hui"  par divers auteurs Collection folio essais aux Editions Gallimard - Paris2007
  • "100 mots pour comprendre les Chinois" par Cyrille J.-D. JAVARY aux Editions Albin Michel - Paris 2008
  • "Chine, un continent et au delà ?" de Pierre GENTELLE Coll. Asie Plurielle aux Editions de la Documentation Française - Paris 2001
  • "BOUDDHA, L'Eveillé" Gabriele MANDEL KHAN Editions Acropole - Paris 2001
  • "Tibet, hommage au peuple tibétain" de Raymond RENAUD
  • "Paroles du Tibet" par Marc de SMEDT Collection Carnets de Sagesse aux Editions Albi Michel - Paris 2003
  • "L'Asie en nous" par Anne GARRIGUE aux Editions Philippe Picquier Poche - Paris 2004
  • "ASIE" de Guido GEROSA aux Ed. du Carrousel-Media Serges - Paris 1998
  • "Les femmes chinoises qui entrent dans le nouveau siècle" Fédération nationale des femmes de Chine Maison d'édition intercontinentale de Chine (publication du PCC)
  • "Confucius, des mots en action" de Danielle Elisseeff aux Ed. GALLIMARD Coll. Découvertes - Paris 2003
  • "Voyages dans la Chine des empereurs" magazine GEO n°167 janvier 1993
  • "Voyages dans les mers de Chine" magazine GEO n°203 janvier 1996
  • "Bouddhisme, les routes de la paix" publié par le magazine GEO N°236 d'octobre 1998

    ainsi que, en ligne,
  • les fiches et cartes libres sur la Chine du "World Factbook" de la CIA (!)
  • la base de données cartographiques libre OpenStreetMap
  • et surtout dans l'univers WIKI, la fabuleuse encyclopédie libre en ligne Wikipédia
  • "Au Yunnan" le blog des voyages d'Armel (super !)... en plein hiver avec le froid, le brouillard, la pluie et Shangri-La sous la neige !
  • et de nombreux autres sites sur la toile...


  • Une autre approche sympathique consiste à lire quelques ouvrages sérieux ou romanesques, plus ou moins historiques ayant ce pays pour cadre ou pour sujet :

  • "Quand la Chine s'éveillera" d'Alain PEYREFITTE Editions LGF Livre de Poche  - Paris 1991
  • "Vivre avec les Chinois" de Philippe ROCHOT. Coll. "Des hommes et des Pays" aux Editions l'Archipel - Paris 2008
  • "100 mots pour comprendre les Chinois" de Cyrille J.-D. JAVARY Editions Albin Michel - Paris 2008
  • "La pensée en Chine aujourd'hui" de plusieurs auteurs Coll. "folio essais" Editions Gallimard - Paris 2007
  • "Confucius, des mots en action" de Danielle Elisseeff aux Ed. GALLIMARD Coll. Découvertes - Paris 2003
  • "Les chevaux célestes" (2002) suivis de
  • "Poisson d'Or" (2002) et de
  • "Les îles immortelles" (2003) de Josée Frèches aux Ed. PLON à Paris.  

    et évidemment sur le mythe de Shangri-La
     

  • "Les horizons perdus" de James HILTON traduit par Hélène GODART aux Editions "J'ai Lu" - Paris 1973

     


    BON A SAVOIR

     QUAND Y ALLER ?
    Le début du Printemps, avril, et l'Automne, octobre, sont de bonnes périodes pour visiter cette région, surtout si on la découvre du nord au sud, des basses vallées tropicales, aux hauts-plateaux des contreforts du Tibet.
    La première période permet de découvrir les miroirs d'eau des rizières en terrasses encore en eau (juste avant le repiquage) avec des températures agréables, la floraison des rosiers, azalées et camélias, même s'il fera encore frais dans les régions montagneuses du nord.
    La seconde, offrira au regard les teintes dorées du riz murissant sur les terrasses et le chaud dégradé de couleurs des arbres dans les forêts.

     

    Températures moyennes
    maxi mini

    Janvier

    Février

    Mars

    Avril

    Mai

    Juin

    Juillet

    Août

    Sept

    Oct

    Nov

    Déc

    Kunming

    16 3

    18 5

    21 8

    24 11

    24 15

    24 17

    24 17

    24 17

    23 15

    20 12

    18 8

    15 4

    Jinghong

    25 12

    28 12

    30 14

    32 18

    32 21

    31 22

    30 22

    30 22

    30 21

    29 19

    26 16

    24 12

    Ruili

    23 7

    25 9

    28 12

    31 16

    30 20

    29 22

    28 22

    29 22

    22 21

    28 18

    25 14

    23 10

    Hekou

    20 15

    22 16

    25 18

    29 22

    31 24

    33 26

    33 26

    33 25

    32 24

    29 22

    26 18

    22 15

    Dali

    16 2

    17 4

    20 7

    23 10

    24 14

    25 17

    24 17

    24 16

    23 14

    21 12

    18 7

    16 3

    Lijiang

    14 0

    15 2

    17 5

    20 8

    23 11

    24 14

    23 15

    23 15

    21 12

    20 9

    17 4

    14 0

    Zhongdian

    9 -8

    9 -5

    13 -2

    16 1

    20 5

    26 12

    28 11

    25 11

    23 9

    20 2

    12 -5

    3 -9

    Deqin (N-O)

    6 -12

    6 -8

    10 -5

    13 -2

    17 3

    19 8

    19 9

    19 9

    18 7

    15 0

    11 -7

    -3 -12

    Zhaotong (N-E)

    9-2

    12 0

    16 4

    20 8

    22 12

    23 15

    25 16

    24 15

    21 13

    17 9

    14 4

    10 0

    Jours de pluie

     

    Kunming

    4

    4

    5

    6

    12

    19

    21

    21

    16

    15

    8

    4

      Une autre présentation:

    Climat annuel à Shangri La :
    Mois

    Jan

    Fev

    Mar

    Avr

    Mai

    Juin

    Jui

    Aout

    Sep

    Oct

    Nov

    Dec

    Temp. (°C)

    Maxi

    9

    9

    13

    16

    20

    26

    28

    25

    23

    28

    12

    3

    Mini

    -8

    -5

    -2

    1

    5

    12

    11

    11

    9

    2

    -5

    -9

    Pluie

    mm

    4

    14

    21

    27

    27

    91

    157

    160

    72

    38

    8

    5

     

    Météo pour KUNMING (Yunnan)
               

     

    TENUE VESTIMENTAIRE:
    A la période où nous avons fait ce circuit, nous avions un temps de "type irlandais, avec toutes les saisons en une journée".
    Donc prévoir un éventail vestimentaire adapté aussi bien à la fraîcheur des soirées, surtout dans le nord (on a fait l'expérience) qu'à la moiteur dans le sud voire à la pluie. Par ailleurs, lorsque le ciel se couvre, un vent fort se lève, sans doute favorisé par un effet de couloir entre les chaînes de montagnes.
     

    PHOTOS :
    Les Chinois, y compris ceux des minorités se prêtent volontiers à notre envie de les photographier surtout lorsqu'ils revêtent les tenues traditionnelles de leurs ethnies.
    En revanche, contrairement à ce que l'on peut constater dans d'autres pays d'Asie, ici les moines ne se semblent guère apprécier de se faire tirer le portrait.
    A noter que pratiquement dans tous les temples et monastères bouddhistes de cette région, il est interdit de prendre des photos à l'intérieur des édifices, même sans flash. C'est extrêmement frustrant alors que là aussi, généralement ce n'est pas le cas ailleurs en Asie.
    En revanche pas de problème dans les temples taôistes ou confucéens.


    ACHATS ET SOUVENIRS :

    Les guides étant souvent mal rémunérés par leurs employeurs et aimant l'argent, comme tout Chinois qui se respecte, ont tendance à émailler le parcours touristiques de nombreuses haltes dans les ateliers et boutiques d'artisanat dont ils touchent des commissions.
    Tableaux brodés en soie, articles en soie, batik, calligraphies, thés en particulier l'onéreux thé Pu'er...

    Marchander :
    Le prix demandé est en général de 2 à 3 fois supérieur au prix qui serait décent de payer. Il faut donc prendre le temps de discuter avec les vendeurs.
    A propos de marchandage,  notre guide Delphine nous a conté l'aimable historiette suivante sur
    l'art du marchandage:
    «Dans la boutique d'un Chinois on pouvait toujours voir un tableau qui, selon l'humeur du ciel, montrait un homme dont le parapluie était ouvert ou fermé. Son prix affiché était de 3000Y.
    Un jour de beau temps, un client voulut en faire l'acquisition mais à moitié prix. Marché fut conclu.
    Le tableau étant installé dans sa maison, le client fut désappointé et perdit la face lorsqu'il invita ses amis à voir son tableau magique un jour où la pluie se mit à tomber. En effet, l'homme du tableau garda désespérément son parapluie fermé.
    Furieux le client retourna chez le marchand qui lui expliqua que pour 3000
    Y, il aurait eu les deux versions du tableau: l'un sous le soleil et l'autre sous la pluie...
    »

    Pourboires :
    Pas de pourboire dans les restaurants. En revanche il est attendu par les chauffeurs...Dans notre formule de voyage, l'accompagnatrice remettait les pourboires aux guides locales, cochers, bateliers et bagagistes...

    MONNAIE ET CHANGE :
    Au moment de ce voyage, le cours était d'environ 6,50 yuans -CNY- (ou renminbis -RMB- ou encore kuais) pour 1 €uro.
    Belle dégringolade de notre Euro depuis 2008 où il valait 10
    Y !
    Le yuan se divise en 10 jilaos ou maos ou encore en 100 fens dont les touristes que nous sommes ne verrons pas la couleur car que pourrait-on bien nous vendre pour moins de 1 yuan (10 cents d'€uro)?
    Les cartes bancaires sont acceptées dans les hôtels et de nombreux commerces. Les villes disposent de distributeurs de billets et le change peut s'effectuer facilement dans les grands hôtels (pas de commission contrairement aux bureaux de change des aéroports) et les banques.
    Ne pas changer à l'aéroport: mauvais cours et commission...
     

    TIMBRES :



    - 4,80
    Y pour carte postale
    - 5,40
    Y pour lettre

    GRANDES FETES TRADITIONNELLES (fériées) :
    Beaucoup de fêtes traditionnelles sont liées au calendrier lunaire donc avec des variations de quelques semaines d'une année à l'autre.
    Dans la période de notre voyage, ce sera la Fête des Morts célébrée le dimanche 5 avril. L'occasion d'apercevoir les nombreux Chinois Han rendant visite au tombeau de leurs ancêtres sur lesquels ils déposent de la fausse monnaie et font éclater des pétards (ce n'est pas pour rien que la Chine les a inventés!).



    GUIDES :
    Les tours operators honnêtes avertissent des médiocres compétences des guides chinois. Les Chinois éprouvent de grandes difficultés à traduire les nombres dans nos langues occidentales). On peut également émettre des doutes sur la qualité des services du réceptif qui  emploie notre guide sur ce circuit. Apparemment, en dehors de l'hébergement, la restauration est laissée à l'initiative de la guide amenée à improviser souvent et on ne lui a rien "balisé" en ce qui concerne certaines "visites inédites" (elle ne trouvera pas le village de Yunnanyi).
    Au niveau de la langue, notre guide Delphine se débrouille bien (c'est LE critère pour être guide en Chine). Il faut passer sur des erreurs de genre (articles escamotés) et sur la conjugaison et l'emploi des temps (en fait les Chinois qui parlent français ont tendance à transposent la grammaire chinoise beaucoup moins sophistiquée que la nôtre). 
    Les deux guides locales que nous avons eues pour les régions de Lijiang et de Zhongdian étaient anglophones et ne servaient à rien puisque doublonnant avec notre guide-accompagnatrice. La seconde avait au moins le mérite d'avoir fait son petit speech et d'être drôle...



    GASTRONOMIE, NOURRITURE :
    La table chinoise se distingue d'emblée par sa forme ronde et par le fait qu'elle porte en son centre un vaste plateau tournant sur lequel les différents plats servis sont posés et ce afin que chaque convive puisse les amener à sa portée.
    Sur les bord sont déposés à chaque place, bol, assiette et cuiller ainsi qu'une paire de baguettes, lesquelles sont en usage depuis le IVe siècle av. J-C.

    Afin de pouvoir commander une grande variété de plats différents, les Chinois réunissent autant de personnes que possible. Laissez une seule personne passer la commande. Elle fera face à l'entrée et on ne s'assoit que lorsqu'on nous y a invité.
    La cuisine chinoise est l'expression de véritables préceptes philosophiques. Le but de l'alimentation est d'équilibrer les énergies du corps et donc d'assurer une bonne santé. La règle d'or de la cuisine chinoise: varier couleurs, odeurs, saveurs et formes. Un vrai repas chinois est un triomphe d’harmonies culinaires, progressant du doux vers l’aigre, du croustillant vers le tendre, du jaune vers le rouge.  
    Un repas bien équilibré comprend les cinq saveurs de base de la cuisine chinoise sucré, acide, amer, pimenté et salé, correspondant aux 5 éléments naturels, métal, eau, bois, feu et terre.
    Une règle que notre guide Delphine a évoquée consiste à  commander, outre le bol de riz, un plat par personne et le repas se termine traditionnellement par un bouillon clair qui peut être l'eau de cuisson des légumes. En fait, la tradition voudrait que le nombre de plats soit d'ordinaire un nombre pair et seulement un nombre impair lors de banquets comme au Nouvel An ( 9 ou un multiple de 9, nombre impérial porte-bonheur et synonyme d'éternité) ou  être précisément de 7 plats végétariens lors de funérailles.
    Un repas chinois comporte autant de hors d'oeuvre que de plats principaux et on ne devrait pas mange plus de viande que de riz. Le poisson est généralement servi entier, il ne faut jamais le retourner pour ôter les arêtes car d’après les croyances chinoises, la jonque du pêcheur risque de chavirer. Les plats s'adaptent aux différentes occasions: aux anniversaires ou pour un banquet d'accueil, on aime manger des nouilles qui symbolisent la longévité ou l'amitié durable. Pour un banquet de départ, on peut servir des raviolis pou souhaiter un bon voyage.

    Au cours de notre circuit, lors d'arrêts souvent improvisés, nous avons souvent mangé dans de petits restaurants ou en tout cas dans des restaurants pas spécialement dédiés aux touristes occidentaux. Il en ressort que ces établissements sont sales si l'on considère le sol (les Chinois jettent par terre) et parfois les tables ne le sont guère plus. En revanche, souvent la vaisselle était apportée conditionnée sous emballage scellé. Par contre, il est hors de question d'y trouver une ambiance paisible. Vos voisins Chinois ne parlent pas fort, ils crient comme s'ils se disputaient.
    Sans doute pour des raisons de budget, nos plats étaient très chinois, plutôt végétariens, avec peu de viande ou de poisson. Seule dérogation sans doute due à notre guide, quelques desserts sous forme de gâteaux et, plus rarement, de fruits. Nous aurons l'impression que la guide aura "fait des économies" sur le budget restauration. Au retour, plusieurs pèse-personnes en afficheront la preuve...
    Voici une liste (incomplète) des légumes que nous avons rencontrés dans les plats servis: courgettes, poivrons (farcis), concombre amer, aubergine, potiron, haricots verts, petites pois en grains et en pousse, mange-tout, fèves, choux et autres légumes-feuilles bouillis, brocolis, choux-fleurs, cotes de blettes, pousses de soja, pommes de terre en purées et en paillassons, navets, salsifis frit, racines de lotus, tarot (y compris en dessert), haricots rouges en grains, blé en grain (genre boulgour), maïs, nouilles et pâtes en rubans, rouleaux de printemps, champignons divers, oignons, piments, gingembre, cacahuètes, boulettes de tofu...
    Outre les viandes, poissons et légumes bouillis ou sautés, on a également mangé des omelettes, des beignets (de légumes ou de fromage de chèvre "táozá"). Sans oublier les jiaozi, raviolis chinois, et les baozi, petits pains à la vapeur...
     

    SANTE :
    Un médicament contre le rhume et les angines pourrait être bienvenu compte tenu des écarts de températures et des climatisations. Avoir aussi à sa portée un "kit anti-diarrhéique et anti-constipation" surtout si vous voyagez en routard. Traitement antipaludéen conseillé pour le Yunnan ainsi que répulsif contre les moustiques.



    Précautions habituelles dans les pays chauds en voie de développement: ne pas boire l'eau du robinet et ne pas consommer de fruits et légumes crus, essuyer bols et baguettes dans les restaurants populaires plutôt sales comme on le dira souvent dans le récit..
     

    220 V et les prises à fiches rondes sont plus répandues que celles à fiches plates dans les hôtels fréquentés par les touristes en voyage organisé. Pour parer à toute éventualité, prévoir un adaptateur pour prises électriques de type américain sinon débrancher la télévision et neutraliser le point supérieur de la prise trois fiches à l'aide d'un crayon.
     

    Les hôtels dits  de 3 à 5 étoiles sont  confortables mais  seraient souvent amputés d'une étoile dans d'autres pays: chambres spacieuses, couchage confortable, bonnes finitions des sols, faïences, équipements fonctionnant correctement en général (notamment les clims), serrures à carte magnétique  parfois sans contact, éclairages de chevet à variateur...
    La TV dispose d'une palanquée de chaînes chinoise dont CCTV9 International et quelques chaînes de pays voisins: Japon, Corée) mais il sera exceptionnel que nous captions es chaînes occidentales (comme
    TV5 Monde, CNN ou BBC Word).


    Décalage horaire de 7h en hiver (6h en été).




    et  quelques images...

     

     


    voir d'autres voyages...

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