Les  CYCLADES



18 au 25 septembre 2016
 



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Etapes de notre rapide circuit dans les CYCLADES :



 

  • SANTORIN : Fira, Pyrgos, Akrotiri, Oia, Perissa, Profitis Elias, la caldeira 
  • PAROS : Aliki, Parikia, Naoussa, Piso  Livadi, Lefkes
  • DELOS : site antique
  • MYKONOS : Chora et ses moulins
  • Site classé au Patrimoine Mondial de l'humanité de l'UNESCO repéré par le logo .


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    GENERALITES SUR L'HISTOIRE DE LA GRECE

    ANCIENNES CIVILISATIONS : entre -3000 et -800

    Dans les Cyclades, les plus anciens habitats permanents connus datent du Ve millénaire av. J.‑C., mais les premières traces d'activité humaine datent du XIe millénaire av. J.‑C. Les Cyclades connurent une grande prospérité lors du néolithique, en partie grâce à l'obsidienne, dont Milo, île volcanique, était une des principales sources.
     

  • - 3000: des peuples venus d'Asie Mineure colonisent les îles des Cyclades. C'est la civilisation cycladique (un peu plus ancienne que la civilisation minoenne de Crète) qui a englobé les Cyclades dans une unité culturelle au IIIe millénaire av. J.‑C. pendant l'âge du bronze. Elle est célèbre pour ses idoles de marbre aux lignes d'une modernité surprenante  retrouvées dans les tombes et cela jusqu'au Portugal et à l'embouchure du Danube. Son influence dans l'espace grec s'est étendue de la Crète à l'Attique. Son organisation en petites entités politiques, sans pouvoir central étatique, portait en germe celle de la Grèce des siècles suivants.
    Les villages de cabanes, d'abord en terre puis en pierre, se situent en haut des collines près des cimetières.

  • - 2000: des peuples indo-européens arrivent par le nord et gagnent les îles, en particulier la Crète où le roi Minos bâti son palais à Cnossos. Ils maîtrisent la céramique et utilisent le cheval. C'est la civilisation minoenne.

  • - 1450: une civilisation de petits royaumes guerriers s'organise à partir de Mycènes, dans le Péloponnèse. C'est le thème des récits homériques.

  • - 1100: période mal connue qui commence avec l'arrivée des Doriens (venus d'Asie Mineure) qui apportent la maîtrise du fer et les chars de combat.
    Les Ioniens arrivèrent au Xe siècle av. J.-C. dans les Cyclades. Ils créèrent le grand sanctuaire religieux de Délos vers le VIIe siècle av. J.-C.

     

    GRÈCE ARCHAÏQUE: entre -800 et -500

    Les peuplades se sont fondues et partagent une culture commune (dont la langue et la religion) mais contrairement à l'Egypte, pays centralisé sous le pouvoir de Pharaon, le monde grec est divisé en plusieurs centaines de cités indépendantes et souvent rivales avec leurs gouvernement, lois, dieu protecteur et leurs hommes libres qui sont les citoyens (et forment le demos). Homère écrit ses poèmes à cette époque...
    C'est une période d'intense colonisation des pourtours du bassin méditerranéen (et de la Mer Noire).
     

    GRÈCE CLASSIQUE: entre -500 et -332

     - Les deux guerres médiques:

    La colonisation met les Grecs en contact avec de nombreux peuples, dont les Perses (appelés Mèdes). Ce sont eux que les Grecs vont affronter durant les deux guerres médiques.
    Les Ioniens se révoltent contre la domination perse. Les Athéniens qui avaient armé 20 bateaux pour secourir les Ioniens sont attaqués en -490 par les armées de Darios dans la plaine de Marathon et les Athéniens parviennent cependant à les repousser et rentrèrent au pas de course à Athènes.
    Les îles des Cyclades entrèrent alors  dans la première Ligue de Délos en 478-477 avant de passer sous la domination totale d'Athènes.

    En -480, l'armée du nouveau roi perse Xerxès prend Athènes après avoir pu franchir le défilé des Thermopyles malgré la résistance acharnée de 300 Spartiates pris à revers (du fait d'une trahison) et incendie l'Acropole mais lorsque les Perses cherchent à s'emparer des trières grecques réfugiées dans la rade de Salamine, la flotte perse subit une lourde défaite.
    Pour éviter de nouveaux ennuis, une alliance militaire de cités grecques est constituée en -478, sous la direction d'Athènes. Périclès, principal dirigeant d'Athènes de 461 à 429 avant J.-C., entreprend de grands travaux d'embellissement sur l'Acropole.

    - La guerre du Péloponnèse:
      Athènes contre Sparte

    Cité rivale d'Athènes, Sparte s'inquiète de la puissance athénienne. À partir de 431 avant J.-C., les deux cités et leurs alliées s'affrontent, Athènes doit finalement capituler en 404 avant J.-C.
    Les Cyclades versèrent leur tribut à Athènes jusqu'à cette défaite de la grande cité. Elles connurent alors une relative période d'autonomie avant d'entrer dans la seconde Ligue de Délos et de repasser sous la coupe d'Athènes.
    Les cités de Sparte et de Thèbes tentent alors chacune à leur tour d'étendre leur influence.

    - La puissance de la Macédoine

    Les Cyclades se révoltèrent à l'occasion de la troisième guerre sacrée (357-355 avant J.-C.) qui vit l'intervention de Philippe II de Macédoine contre la Phocide. Elles commencèrent alors à passer dans l'orbite du Royaume de Macédoine.
    Vers -350, le royaume de Macédoine devient une grande puissance sous le règne de Philippe II, les cités grecques sont épuisées par des guerres incessantes. Les Grecs sont vaincus en 338 avant J.-C. et contraints de s'unir à la Macédoine.
     

    GRÈCE HELLÉNISTIQUE: entre -332 et -168

    Après cette annexion de la Grèce, le fils de Philippe, Alexandre le Grand, conquiert les territoires de l'Empire perse (depuis l'Egypte et jusqu'en Inde).
    Quand Alexandre meurt en 323 avant J.-C., ses généraux se disputent et se partagent l'empire et vers 300 avant J.-C., chacun prend le titre de roi.




    GRÈCE ROMAINE: entre -168 et +476

    En 168 avant J.-C., Rome bat,  l'armée du roi de Macédoine. La Grèce qui est une sorte de protectorat est néanmoins occupée (et verse le tribut à Rome) et la démocratie disparaît. Cependant, quelques cités grecques tentent un soulèvement contre Rome. Les Romains doivent par la suite faire face aux pirates ainsi qu'à des attaques venues d'Asie Mineure. Au début du premier millénaire, la paix romaine s'établit et Athènes prospère jusqu'à se qu'elle soit ravagée par les Goths en 267.
    Le christianisme s'impose en tant que religion d'état en 381 et la Grèce va passer dans l'Empire romain d'Orient lors du partage en 395. Empire romain d'Orient qui devient, après la chute de Rome en 476, l'Empire byzantin.
    Lors de la division de l'Empire romain, les Cyclades passèrent à l'Empire d'Orient, puis 'Empire byzantin qui les conserva jusqu'au XIe siècle de notre ère.
     

    GRÈCE BYZANTINE: entre 476 et 1204

    Malgré le poids de Byzance, les Grecs resteront prépondérants dans l'administration de leur contrée, et la langue grecque demeure la langue de culture, culture qui mêle influences helléniques, orientales et christianisme.
    Des querelles théologiques déchirent l'Empire, hérésie qui vont aboutir à l'établissement de la religion orthodoxe, adoptée après le schisme de 1054.
    Des invasions barbares se produisent à partir du VIIe s. Par le nord: Wisigoths, Ostrogoths, Huns, Slaves, Avars, Bulgares. Sur les îles: Arabes. Par le sud: Normands.
     

    GRÈCE VENITIENNE ET CROISADES:
    entre 1204 et 1460

    Les Croisades sont destinées, à l'origine, à venir en aide aux Byzantins dans leur lutte contre les Infidèles en Terre sainte. La quatrième croisade, en 1204, est détournée vers Constantinople. La ville est saccagée et l'Empire byzantin s'effondre sous le coup des attaques franques: un Empire latin de Constantinople est instauré. En récompense de sa participation à la quatrième croisade, la république de Venise, obtient des bases commerciales.

    Ainsi, la souveraineté nominale sur les Cyclades échut aux Vénitiens. Ces derniers annoncèrent alors qu'ils laisseraient la gestion des îles à qui serait capable de s'en emparer pour eux. Cette nouvelle suscita de nombreuses vocations. De nombreux aventuriers armèrent des flottes à leurs frais et en 1207, s'emparèrent des Cyclades et y créèrent des États féodaux (duché de Naxos fondé par le neveu du doge)  et les Vénitiens administrèrent directement le reste. Leurs possessions sont défendues par les kastro (citadelles) formant le coeur des villes et villages.
     

    GRECE OTTOMANE: entre 1460 et 1821

    Dans l'Antiquité, les Grecs avaient colonisé les rivages de l'Asie Mineure, bien avant l'arrivée des Turcs. C'est maintenant au tour des nouveaux venus dans la région de franchir la Mer Egée en sens inverse et de devenir puissance colonisatrice... ce qui permet de comprendre les transferts de populations qui surviendront cinq siècles plus tard...

    Les Turcs, déjà présents en Asie Mineure depuis le XIe siècle, s'emparent de Constantinople en 1453. En 1460 la majeure partie de la Grèce est conquise par le sultan Mehmet II à l'exception de quelques îles qui tomberont les unes après les autres (achèvement en 1699) et malgré un sursaut de Venise.
    Barberousse s'empara des îles des Cyclades pour les Turcs à partir de 1537. Les insulaires, meurtris par les persécutions des Latins, lui firent bon accueil, et furent traités avec une certaine mansuétude par la "Sublime Porte" qui n'envoya que rarement des officiers et gouverneurs les diriger en son nom propre. Il y eut bien au départ une tentative d'installer des colons musulmans, des cadis (juges) et des beys (gouverneurs) sur chaque grande île, mais les pirates chrétiens les enlevaient systématiquement pour les revendre à Malte: la Porte dut y renoncer. Contre le versement d'un tribut, les îles ne furent pas occupées donc  gouvernées que de loin et donc pas défendues contre les pirates.

    La Grèce fatiguée du poids de l'ancienne aristocratie foncière va prospérer sous domination turque grâce à une politique tolérante laissant sa place à l'Eglise Orthodoxe à côté de l'islam et grâce à une alliance avec la bourgeoisie marchande. Les Ottomans ne procèdent pas à des conversions forcées d'ailleurs les minorités religieuses sont protégées par le système du millet. Il s'agit d'une organisation des communautés religieuses dans lesquelles l'autorité ottomane nomme les dignitaires (ce qui posa longtemps un problème avec les chrétiens catholiques ne reconnaissant que l'autorité romaine) mais qui leur interdit cependant tout prosélytisme. Le pouvoir conféré aux millets allait au-delà de la sphère religieuse puisqu'ils disposaient de leurs lois propres, collectaient des taxes...

    Les Grecs orthodoxes, au travers de leur millet furent considérés comme le second peuple de l'Empire. D'ailleurs leur chef, le patriarche grec, se trouvait à côté du sultan à Constantinople. Par ailleurs, l'existence des millets n'équivalait pas à une exclusion des sphères du pouvoir civil puisque des chrétiens convertis à l'islam, voire des non-musulmans, ont exercé de hautes responsabilités: généraux devenus premiers ministres (Zaganos, Mahmut conseiller de Mehmet II), le corps des janissaires, l'élite militaire ottomane, était exclusivement d'origine chrétienne, huit des neuf Premiers ministres de Süleyman le Législateur (Soliman le Magnifique) étaient nés chrétiens...

    Les menaces vont venir de l'influence croissante de la Russie dans les Balkans qui attise des soulèvements nationalistes (Moldavie, Roumanie...) au XVIII s.
    Les Cyclades furent de tous les soulèvements importants, comme en 1770-1774, lors du bref passage des Russes de Catherine II.
     

    LA MARCHE VERS L' INDEPENDANCE (1821-1923)

    Un soulèvement général des Grecs a lieu dans le Péloponnèse en 1821.
    Le 12 janvier 1822, un congrès national proclame à Épidaure l'indépendance de la Grèce. Cependant, les Turcs ne tardent pas à se ressaisir. En 1824, le sultan Mahmud II demande l'aide du vice-roi d'Égypte, son puissant vassal, qui conquiert diverses territoires grecs (Athènes en 1827).
    Le camp grec affaibli, il compte déjà 200 000 morts, constitue un gouvernement provisoire grec, en avril 1827. Les gouvernements de la France, du Royaume-Uni et de la Russie proposent leur médiation en 1827 mais la Turquie rejetant la possibilité de reconnaître l'indépendance de la Grèce, les Européens envoient une force navale  qui coule la flotte turque lors de la bataille de Navarin (octobre 1827) et conquiert le Péloponnèse.
    Le 14 septembre 1829, les Turcs signent le traité d'Andrinople accordant son indépendance à la Grèce. En 1830, le protocole de Londres confirme l'existence d'un État grec indépendant placé sous la protection des puissances alliées; cet accord est reconnu par la Turquie en 1832, par le traité de Constantinople.
    En 1840, l'archipel des Cyclades est rattaché à la Grèce.
    La fin du XIXe s. voit le rattachement progressif de diverses autres régions: Iles ioniennes et Thessalie.

    Georges Ier régna comme Roi des Hellènes de 1863 à son assassinat en 1913. Ensuite, la Grèce vit se succéder Républiques et restaurations monarchiques jusqu'à l'abolition de la monarchie en 1974.

    Au début du XXe siècle, la Grèce entre dans une grande période de conflits avec la Turquie avec les guerres balkaniques (1912-1913) qui permettent à la Grèce de doubler son territoire (Macédoine, Thessalie, Crête et îles Egéennes) puis avec la Première Guerre Mondiale, les Grecs se situant dans le camp des vainqueurs se voient confortés face à la Turquie.
    La chute de l'Empire Ottoman en 1922 conduit à un nouveau conflit, une revanche pour la jeune République turque victorieuse. La Grèce doit restituer la Thrace orientale dont Istanbul (qui a perdu son rôle de capitale avec la chute de l'empire). La paix est enfin signée en 1923 et amène des transferts de populations: 400 000 Turcs de Grèce émigrent vers la Turquie tandis qu'un million de Grecs de Turquie font le chemin inverse.
     

    DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE A AUJOURD'HUI...

    Dans les Cyclades, lors de la Seconde Guerre mondiale, pendant l'Occupation, les deux îles de Milo et Amorgos furent investies dès 1941 par la Kriegsmarine allemande, les autres par les Italiens. D'octobre 1943 à l'été 1944 les Allemands occupèrent toutes les îles mais, se heurtant à un harcèlement constant de la Résistance, finirent par s'en retirer, non sans avoir exécuté des otages.

    Le 18 février 1952, la Grèce entre dans l'OTAN, en même temps que la Turquie, mais retire ses forces de la structure militaire intégrée le 14 août 1974 en protestation contre l'invasion turque au nord de Chypre. Puis elle réintègre l'OTAN en 1980.

    La dictature des colonels est le nom donné au pouvoir politique en place en Grèce de 1967 à 1974, qui provoqua en outre l'exil du roi Constantin II monté sur le trône en 1964.

    L'autre pan des difficultés de la Grèce moderne est représenté par la grande instabilité politique intérieure (avec coups d'état, régime militaire) après l'échec des grandes puissances dans leurs tentatives d'y greffer une monarchie constitutionnelle... Il faudra attendre 1975 pour voir la Grèce accéder à une véritable démocratie...

    La Grèce est une république parlementaire depuis la constitution de 1975. Cette dernière garantit de façon détaillée les libertés civiles. Cependant le poids de l'Église orthodoxe y est resté très important: il n'y pas de séparation entre l'Église et l'État en Grèce et l'Eglise, second propriétaire foncier du pays après l'Etat,  bénéficie d'importants privilèges (fiscaux notamment car les richesses ecclésiastiques restent intouchables tandis que les 11 000 popes et leurs évêques sont payés par l'Etat).
    Le pouvoir exécutif est assuré par le président de la république, élu par le parlement à la majorité des 2/3, et un premier ministre issu de la majorité parlementaire. Aujourd'hui, le président a un rôle purement représentatif et il n'a aucun pouvoir politique. L'organe du pouvoir législatif est un parlement à chambre unique, la Vouli ton Ellinon (Chambre des Grecs).

    Le 1er janvier 1981 la Grèce est admise dans la Communauté économique européenne (C.E.E., rebaptisée Communauté européenne en 1992 et Union Européenne en 1993) après le Danemark, l'Irlande et le Royaume-Uni mais avant l'Espagne et le Portugal. Malheureusement, tricheries grecques et laxisme des instances de la Zone euro permettent à la Grèce d''adopter la monnaie européenne en 2001.
    Le pays, qui est à l'origine des Jeux olympiques, accueille la compétition en 2004 à Athènes.

    À partir de 2007, le pays est touché par la crise économique mondiale venue des États-Unis, et connaît en 2009 une grave crise budgétaire qui le force à demander l'aide de l'Union européenne. Les causes de la crise grecque, attribuées dans un premier temps à la Grèce seule, sont en fait beaucoup plus complexes. Outre les effets de la crise mondiale, et les fautes de gestion des gouvernements grecs successifs, beaucoup de fonds d'investissements ont spéculé sur la dette, aggravant ainsi une situation précaire. Pour ne rien arranger, au milieu des années 2010, le pays figure en première ligne de la crise migratoire en Europe, qui fait suite à la guerre civile syrienne. En 2013, et après plusieurs années de crise économique pendant lesquelles la notation financière du pays est revue à la baisse, la Grèce retombe officiellement dans le groupe des pays dits émergents malgré la mise en place d'importantes mesures d'austérité en échange du soutien du FMI et de la zone euro.

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    GENERALITES SUR LA GEOGRAPHIE DE LA GRECE

    RELIEF, HYDROGRAPHIE

    La Grèce ("HELLAS"), est située dans le sud-est de l'Europe, à l'extrémité de la péninsule des Balkans, bordé au nord-ouest par l'Albanie, au nord par la Macédoine et la Bulgarie, au nord-est par la Turquie, à l'est par la mer Égée, au sud par la mer Méditerranée et à l'ouest par la mer Ionienne. Le pays aux côtes extrêmement découpées (14 000 km) compte de très nombreuses îles (pour 1/5 du territoire) surtout en mer Egée, jusqu'auprès des côtes turques.

    Le territoire grec compte 132 000 km² (1/4 de la France) et l'archipel des Cyclades n'en constitue qu'une infime partie avec 2572 km², à peine 2%... En comparaison, cela représente environ un tiers d'un département français.

    Les Cyclades (en grec ancien: Κυκλάδες/Kykládes) sont un archipel de Grèce situées dans le sud de la mer Égée. L'archipel comprend environ 2200 (250 seulement selon Wikipédia) îles, îlots et îlots-rochers dont 147 sont assez grandes pour porter un nom. Seules 24 îles sont habitées. On les appelle Cyclades car elles forment grossièrement un cercle (en grec ancien: κύκλος/kúklos) d'environ 360 à 50 km de rayon autour de l'île sacrée de Délos.
    Quant à Syros, par sa position, elle accueille la capitale administrative de l'archipel


    La Grèce est située à la rencontre de la plaque  tectonique  africaine qui remonte vers la plaque eurasiatique. Durant le mésozoïque (252 à 66 millions d'années), elle était recouverte par l'océan Téthys dont la Méditerranée est un vestige. Le rapprochement entre les plaques a créé le mouvement alpin dont les montagnes de Grèce font partie. Ce mouvement a entraîné la fracture de la plaque eurasiatique créant la plaque de la mer Égée. De nombreuses cuvettes d'effondrement dans les plissements ont  permis la submersion marine tandis que des fragments ("un écaillage") ont formé des îles.
    Le mouvement tectonique se poursuit (selon les sources 2 cm ou 4 cm par an) et est la cause de tremblements de terre réguliers: la moitié des secousses annuelles en Europe ont lieu en Grèce.
    Les Cyclades
    (excepté Santorin à cause de son volcanisme dont on reparlera dans la page consacrée à cette île) sont les moins menacées par les séismes.

    Près de la moitié du territoire grec  est montagneux. Les montagnes les plus élevées, les montagnes du Pinde se situent en à l'ouest de la Grèce continentale avec le mont Parnasse 2 457 m. (en 2005, nous avons traversé cette région en allant de Delphes aux Météores) et se prolongent dans le Péloponnèse. A l'est d'autres massifs culminent au Mont Olympe (2 917 m.), le sommet le plus élevé du pays où, selon la mythologie, vivaient les dieux auprès de Zeus. Entre ces massifs se situe la vaste plaine de Thessalie.


    CLIMAT

    Le pays bénéficie d'un climat méditerranéen aux étés secs et au hivers pluvieux, nuancé évidemment en fonction de la situation en altitude et en latitude: climat plus chaud et sec des îles et du Péloponnèse, climat plus froid et arrosé des montagnes et enfin climat plus continental dans le nord (influence balkanique). Un climat qui avaient permis aux îles des Cyclades d'être couvertes de forêts (chênes, châtaigniers) jusqu'au Moyen Age qui voit les défrichements, coupes d'arbres et incendies. Maquis et garrigues les ont remplacées.
    En janvier la température est de 13°C pour la Crète et les Cyclades contre 3°ou 4°dans les plaines du nord de la Grèce.
    Concernant le climat égéen, il faut souligner l'omniprésence du vent. On est ici au coeur du royaume d'Eole... Les vents viennent du nord et sont particulièrement fort au sud de l'archipel. Des vents à 8 ou 9 sur l'échelle de Beaufort (qui va de 0 à 12), même en été, rendent la navigation impossible entre les îles.

    La végétation s'adapte ou est adaptée en conséquence: les arbres sont inclinés et la vigne est cultivée à raz de sol à Santorin...

     

    POPULATION ET DEMOGRAPHIE

    La Grèce compte près de 11 000 000 habitants (avec une baisse due à la natalité depuis 2008) soit une densité moyenne de 81 habitants au km² mais la répartition est très inégale puisque la majorité de la population grecque est concentrée autour de la capitale, Athènes (5 millions d'habitants résident dans l'agglomération au sens large), qui est l'une des villes les plus polluées d'Europe.
    Quant aux Cyclades, elles se repeuplent en passant de 90 000 en 1990 à 120 000 personnes aujourd'hui, avec une densité de 46 habitants au km² .

    Un foyer moyen comprend 2,6 personnes avec un taux de fécondité de l'ordre de 1,4 enfant par femme en âge de procréer (15 à 50 ans).
    La Grèce a par ailleurs un des plus faibles taux européens de naissances hors mariage: 6%  des naissances (53% en France). Par contre, la Grèce est le pays d'Europe où la proportion d'avortements est la plus élevée: 200 000 IVG sont pratiquées tous les ans, soit le double du nombre de naissances, toujours en raison du coût de l'éducation et de la contraception, mais aussi en raison du regard moralisateur, imprégné par le christianisme orthodoxe ou par l'islam, de la société sur les grossesses hors-mariage. Une adolescente sur quatre y a au moins eu recours une fois et un cinquième des interruptions concernent des mineures.
    On assiste à une disparition progressive des traditions familiales.

    En 2015, les moins de 15 ans représentent 14,5% de la population (18,6% en France). Celle des 65 ans et plus est de 20,5% (18% en France).


    En Grèce, l'espérance de vie est de l'ordre de 80 ans (78 pour les hommes et 83 pour les femmes) et la population est vieillissante du fait d'une natalité faible.

    La Grèce a longtemps été un pays d'émigration: 1,2 million de Grecs ont quitté leur pays entre 1950 et 1977. Puis la Grèce est devenue un pays d'immigration: 1,2 million d'entrées entre 1976 et 2000. On comptait 167 000 étrangers en Grèce en 1991 et 797 000 en 2001. En 2013, le phénomène migratoire est à nouveau inversé, avec les départs en excédent de 52 000 personnes par rapport aux entrées.

    Avec la crise, le chômage est de l'ordre de 25%.
    Le SMIC est d'environ 600€. En regard de quoi, il faut savoir que par exemple le litre d'essence coûte 1,70-1,80€.
     

    COMPOSITION ETHNIQUE ET RELIGIONS

    92% de la population est de nationalité grecque et 97% de celle-ci sont considérés de religion orthodoxe et  se rattachent à l'une ou l'autres des deux Églises orthodoxes autocéphales.
    L'orthodoxie est religion d'Etat (en 2000, il a été très difficile de renoncer à indiquer la religion sur la carte d'identité) et  le clergé est rémunéré par l'administration. Par ailleurs, le clergé tient l'état-civil à l'occasion du baptême (le prénom n'est donné que lors de cette cérémonie) ou du mariage religieux. Mais une grande piété n'empêche pas la superstition. On se protège du "mauvais oeil", tout particulièrement les enfants et les jeunes filles en évitant de les complimenter sur leur beauté et en portant un mati, un talisman de couleur bleue rn forme d'oeil. Une pratique de plus partagée avec leurs voisins turcs...
    Les deux tiers des étrangers sont des Albanais.

    Les catholiques de nationalité grecque sont autour de 50 000. Ils vivent principalement à Athènes et dans les Cyclades (Syros et Tinos surtout, héritage de la présence latine à la suite de la Quatrième croisade).

     

    ECONOMIE: la crise !

    Au cours des décennies précédentes, la croissance de la Grèce a reposé sur un endettement colossal qui avec la survenue de la crise économique mondiale de 2008 a conduit à classer la Grèce dans le groupe des pays européens, les PIGS: Portugal, Irlande, Grèce et Espagne ("Spain", en anglais).

    Selon David, la crise grecque a 3 causes spécifiques:
    - des habitudes de vie en autarcie et d'autosuffisance remises en cause par l'arrivée du système bancaire avec le crédit trop facile,
    - une fiscalité défaillante (par exemple l'absence de cadastre) mariée à la corruption, de sorte que c'est un sport national que d'y échapper grâce à des "relations" bien placées (policier, douanier, percepteur...),
    - la dilapidation de l'argent public et des aides européennes par les deux clans politiques qui se sont succédés depuis 1974 (Papandréou et Karamanlis).

    Le secteur primaire représente 7% du PNB et 12% de la main-d'œuvre.

    L'industrie est encore assez peu développée en Grèce par rapport à la moyenne de l'UE: elle représente seulement 22% du PNB et 20% de la main-d'œuvre.

    Le secteur tertiaire représente la majorité de l'économie grecque  avec 71% du PNB et 68% de la main-d'œuvre.

    L'économie grecque se caractérise par un secteur public important représentant 40% du PIB et, comme pour plusieurs autres pays méditerranéens, par une économie parallèle fortement développée. Cette économie souterraine représenterait ainsi 25% du PIB grec.

    La Grèce reste importatrice nette de biens industriels, de produits alimentaires et de pétrole. Les exportations principales sont les biens manufacturés, les produits alimentaires, les dérivés d'hydrocarbures, le ciment, les produits chimiques et pharmaceutiques. Le tourisme reste l'un des principaux piliers de l'économie grecque. La moitié de l'économie grecque est concentrée dans l'aire urbaine d'Athènes.
    En 2011, la (dé)croissance économique était de -7%. La situation s'est redressée peu à peu depuis et on frôle le point neutre...

    Les Cyclades ont connu un boom économique au cours des deux décennies 1990 et 2000. L'envolée des prix de l'immobilier a permis aux paysans de s'enrichir en vendant maison et lopins de terre surtout s'ils se trouvaient sur le littoral...  Nicolas nous raconte une anecdote à ce propos: la tradition voulait que les garçons héritaient des bonnes terres situées dans les plaines intérieures abritées (livadia) tandis que les filles se voyaient attribuer des terres ingrates et rocailleuses sur la côte. Le tourisme est arrivé et a changé la donne en faisant la fortune de ces dernières.
    Les Cyclades ont aussi été relativement épargnée par la crise qui sévit depuis 2008. On note d'ailleurs une émigration des Grecs continentaux vers les îles.



    Les deux-tiers du territoire grec peuvent être exploités par l'agriculture (40% des terres sont en prairies ou pâturages et un peu plus de 20 % en terres arables). L'agriculture (blé, vigne et olivier) n'occupe plus qu'une place anecdotique dans l'économie des Cyclades et se rencontre surtout sur Naxos, Tinos, Paros et Santorin. Dans ce paysage accidenté, la mise en valeur des terres s'est faite avec l'aménagement de terrasses.

    De nos jours, le port du Pirée est le plus grand port de la Grèce, mais la plupart des installations appartient désormais à des consortiums chinois.  D'ailleurs, le port du Pirée est devenu la plus grande concentration urbaine du pays après Athènes, Thessalonique et Patras.
    Aujourd'hui la Grèce est la première puissance maritime du monde (devant le Japon), puisque sa flotte marchande dispose de 3700 navires au 1er janvier 2013 (15% du tonnage total mondial) et pourrait représenter 10% du PIB en 2018.


    La Grèce attire vers les îles centrales de la mer Égée des centaines de milliers de touristes. Chaque jour, des dizaines de ferries relient les îles entre elles et au continent. Les Cyclades ont le vent en poupe si l'on s'autorise ce jeu de mots facile. Cet archipel grec accueille chaque année près d'un million de touristes français.
    Il est à noter que le temps des traversées entre le continent et les îles ou entre les îles est en augmentation car la vitesse des navires est réduite pour économiser le carburant. Et les passagers payent la traversée vers les îles encore plus cher depuis la crise.

    Le tourisme en Grèce est l'une des principales activités économiques du pays. Il attire plus de 24 millions de personnes (dont 15 millions d'étrangers dont environ 2,5 millions de croisiéristes) chaque année et représente 16,3% du PIB en 2013 (contre 7,4% en France) mais il est en réalité plus élevé puisqu'il n'intègre pas les recettes non déclarées des activités touristiques. Ce pourcentage avoisinerait en réalité les 40%.
    Le tourisme a généré directement 17 milliards d'euros et indirectement (restaurants, produits, excursions ...) 45 milliards d'euros en 2014. Au total, 19% de la population active dépend du développement touristique soit 700 000 personnes.
    Le tourisme est la principale source de revenus pour le pays aux 24 Cyclades habitées.
    Pour illustrer le propos concernant le développement et l'importance du secteur du tourisme, notons par exemple que Mykonos recevait 150 000 touristes en 1970 contre plus de 2 millions en 2015.
    Mais "un effet Lesbos", du nom de l'île par laquelle arrivent les migrants du Moyen-Orient, est en train de nuire à l'attractivité des Cyclades qui enregistrent une baisse de 30% d'après David qui nous a briefés à Paros. Cet avis est tempéré est par la Ministre Elena Koutoura, pour laquelle 2015 est une année record mais au niveau global sur la Grèse.

    Le PIB par habitant en Parité de Pouvoir d'Achat (PPA) des Grecs est de 26 000$ (41 000 en France).

    Pour la Grèce, les choses aient bien changé entre 1981, année de l'entrée du pays au sein de la Communauté Economique Européenne et la survenue de la crise de 2008.

    À la suite des révélations sur le caractère abyssal de la dette publique et du déficit des comptes publics grecs (15% en 2009, grande année de récession avec 9% de "décroissance" économique), le pays traverse une violente crise économique. Un symbole fort de cet effondrement a été dès 2008 la privatisation du port du Pirée au profit de Cosco, un géant chinois. L'appétit de cet ogre l'a conduit à entreprendre en 2016 la construction d'un nouvel embarcadère pour 208 millions d'euros afin d'obtenir l'intégralité du port.

    En 2010, la Grèce a bénéficié d'une aide de 110 milliards d'euros accordée par l'Union européenne et par le FMI. En 2011, la dette grecque s'élevait à 350 milliards d'euros et le gouvernement vise à la diminuer de 40% d'ici 2020.

    Le nouveau gouvernement socialiste élu en octobre 2009 annonce des mesures d'austérité draconiennes à la suite des révélations quant au niveau abyssal atteint par la dette et le déficit publics. Ses mesures comprennent notamment:
    - la diminution du salaire des fonctionnaires (- 10%) ;
    - SMIC raboté de 200 euros;
    - la diminution des pensions accordées aux retraités (- 10%) ;
    - le recul de 5 ans de l'âge légal de départ à la retraite (65 ans contre 60) ;
    - la réduction des investissements publics et des dépenses de fonctionnement de l'État ;
    - la création de nouveaux impôts et de nouvelle taxes, hausse de 10% des taxes sur l'essence, le tabac et l'alcool ;
    - la hausse de la TVA de deux points (24% contre19% avant mars 2010) ;
    - la baisse des dépenses de l'armement de 2,5 milliards d'euros sur deux ans.

    D'après David, des mesures encore plus sévères arrivent:
    - retraites uniformément ramenées à 300€ quelles qu'aient été les cotisations,
    - impôt sur le revenu à 40% mais cela va accentuer la fraude et l'évasion fiscale.

    En l'absence totale de contrôle des changes, la Grèce connaît une fuite massive des capitaux principalement en direction de l'Allemagne et de la Suisse. Les dépôts dans les banques grecques qui s'élevaient à 210 milliards d'euros en 2008 passent à 140 milliards en 2015.
    La notation financière du pays est constamment revue à la baisse,
    et fin 2013, il rejoint le groupe des pays émergents.

    D'après David, ce qui sauve le pays d'une révolution, c'est son éparpillement géographique. Ce serait différent si c'était "un pays compact" comme le France.

    Nous nous sommes laissés tentés par cette destination pour finir l'été agréablement. Il s'agit d'un circuit organisé de 8 jours "Découverte des Cyclades depuis Santorin" du catalogue Héliades. On passe 4 nuit à Santorin et 3 nuit à Paros. Mais je pense qu'il serait préférable d'inverser en optant pour le circuit "depuis Paros".
    Un autre regret avec dans l'ensemble des journées courtes, avec souvent des retours aux hôtels entre 15H et 16H30 (pour des départs vers les 8H30). Pourtant nous aurions apprécié de disposer d'au moins une heure de plus par exemple lors de la croisière dans la caldeira (escale de Thirassia) ou lors de la visite du site archéologique de  Délos...

    Autre bémol: à Santorin, un groupe important d'une petite soixantaine de personnes ce qui obligeait d'abord à repartir les voyageurs dans deux hôtels (Atlantida à Akrotiri et Star à Megalochori) puis quelques voyageurs devaient être transportés dans un minibus qui accompagnait notre car...

    La majeure partie du temps nous serons guidé par Nicolas, venu d'Athènes qu'il a quitté, évitant ainsi de subir la crise qui touche surtout la Grèce continentale.

    L'archipel a la forme d'un cercle grossier (d'où son nom) d'environ 30 à 50km de rayon, situé entre le Péloponnèse et la Turquie occidentale.   Par temps clair, on peut être surpris d'avoir toujours en vue plusieurs îles à l'horizon même parfois distantes d'une dizaine de kilomètres voire  plus lorsque l'on se situe sur un point haut (plusieurs îles culminent entre 500 et 1000 mètres). Par temps très clair, depuis Santorin il serait même possible d'apercevoir la Crète distante d'une centaine de kilomètres.
    On comprend mieux ainsi le rôle que ces îles ont représenté pour les Grecs dans l'Antiquité, y compris dans leurs mythes. Toutefois cette proximité visuelle est trompeuse car les conditions de mer peuvent se révéler très difficiles même pour des navires modernes, alors on peut imaginer les périls redoutables que devaient affronter les antiques vaisseaux...

    Dans cet archipel on ne se lasse pas d'une architecture typique de maisons blanches et d'églises aux dômes le plus souvent bleu azur, comme le ciel et la mer alentour...
    Selon
    Patrick  qui nous a guidé sur l'île de Paros, les maisons traditionnelles sont en pierre, blanchies à la chaux deux fois l'an, avant et après l'hiver. On attribue à cette pratique un pouvoir fongicide et insecticide, tout en assurant l'étanchéité des joints et en réfléchissant la chaleur pour garder une atmosphère intérieure tempérée.
    La cellule initiale à partir de laquelle se forme la maison est une grande pièce unique avec une porte et deux fenêtres. En fonction des moyens et des besoins, des pièces sont ajoutées. La toiture-terrasse est légèrement inclinée afin de récupérer les rares pluies qui sont stockées dans une citerne enterrée dans la cours voisine. Ces terrasses sont faites d'une charpente de troncs d'arbres posés serrés et recouverts de 30 à 40 cm d'algues puis d'une couche de sable et enfin d'un enduit à la chaux.
     

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    Documentation et crédits

  • mes notes de voyage
  • les contributions photographiques de Michèle et Andrée
  • "Iles grecques: les Cyclades et Athènes" par Maud VIDAL-NAQUET dans la collection Guide Evasio aux Editions Hachette Livre  Paris - 2014
  • ainsi que, en ligne, les fiches et cartes libres du "World Factbook" de la CIA (!)
  • la base de données cartographiques libre OpenStreetMap
  • et surtout dans l'univers WIKI, la fabuleuse encyclopédie libre en ligne Wikipédia et son pendant touristique Wikitravel (open GNU)
  • et de nombreux autres sites sur la toile...
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    BON A SAVOIR

    QUAND Y ALLER ?
    Le climat des Cyclades peut être sérieusement rafraîchi par le vent. Il est donc agréable de s'y rendre en juin et jusqu'à mi-juillet, avant les foules de touristes et les grandes chaleurs. Des coups de vent peuvent survenir en août et surtout en octobre. Nous pouvons même dire que l'on en fait l'expérience même en plein mois de septembre.
    Les Chinois ont jeté leur dévolu sur la Grèce et notamment sur ses îles, non seulement sur ses infrastructures mais aussi en tant que destination touristique. En septembre, des hordes de Chinois apprécient tout particulièrement Corfou et Santorin. On a alors tout à fait l'impression que ces îles leur appartiennent...

     

     

    CIRCULATION ET DEPLACEMENTS
     

    Ici le moyen de transport commun, c'est le bateau. Des ferries et  parfois des bateaux rapides relient les îles plus ou moins vite et à des fréquences variables pour ne pas dire aléatoires lorsque la météo fait quelques caprices, ce qui n'est pas rare. Ce sont de petites croisières  par la durée sinon par le confort: il faut 8 heures pour effectuer la traversée entre le Pirée et Santorin.
    Dans les îles principales, des services de bus locaux relient les principaux villages (par exemple, de 1,80 à 2,20€ le ticket à Santorin).
    A Santorin, au  pied de Fira se trouve le vieux port d'Ormos au bas de 600 (ou 568 ou 587?) marches. On peut les gravir à dos d'âne ou emprunter les télécabines (5€ l'aller simple) mises en service en 1982. La ligne du téléphérique est courte: seulement 390 mètres suivant la pente, mais elle permet tout de même de franchir sans fatigue 212 mètres de dénivelée. Toutefois, pour préserver la tradition de l'ascension à dos d'âne, un pourcentage du prix du billet est reversé aux muletiers.
     

    GASTRONOMIE


  • Il faut savoir que la Grèce est marquée par 3 héritages majeurs d'origine turque, dans les domaines de la nourriture, de la musique et des costumes traditionnels.

    La gastronomie que l'on rencontre dans les taverna tourne autour d'entrées (mezzés) constitués de feuilles de vignes farcies, tarama (pâte à base de citron, mie de pain trempée dans le lait et oeufs de poissons qui lui donnent sa couleur), tzatziki (yaourt au concombre et à l'ail), feta, fava  typique de Santorin (plutôt que de fèves dans ce genre houmous, il s'agit d'une purée d'une sorte de pois cassés jaunes dits pois de gesse ou plus scientifiquement appelés Lathurus Clymenum L et de citron), moussaka (plat d'origine turque dont la version grecque moderne consiste en des couches de viande de mouton hachée, des tranches d'aubergines et de tomate, recouverts d'une sauce blanche puis passé au four),  tomates, aubergines et poivrons farcis et de plats (magirevta) à base de brochettes (souvli), de grillades ou côtelettes d'agneau ou de porc grillé (qui comme le vin peuvent se vendre au kilo)... Sans oublier les plats de poissons (psari) vendus au poids, poulpes, calamars, anchois, maquereau frais ou séché au soleil (gouna), dorade, sardine... car si l'on est bien dans des îles, la surpêche fait monter les prix. N'oublions pas le fromage puisque les Grecs en sont les plus grands consommateurs (25kg par  personne et par an). Le plus classique et connu est la feta déjà citée car figurant dans les mezzés, un fromage de chèvre ou de brebis conservé dans la saumure. Tout cela s'accompagne de boissons (pota): vins locaux (vendu au kilo ou litre et en demi portion) et d'ouzo, une eau-de-vie à 40°aromatisée à l'anis ainsi qu'à la coriandre et à la badiane. L'ouzo ne se noie pas avec de l'eau, on le met pur dans un verre tandis qu'un second verre est rempli d'eau et de glaçons.
    Pour les desserts (glyka), il faut plutôt voir dans les zaharoplastio (confiseries-pâtisseries) pour déguster glaces, gâteaux à la crème, baklavas ou zadaïf, agmydalota (bouchées aux amandes), loukoums ou halva (nougats)...
    Pour une petite faim, se porter sur le sandwich grec, la pita. Une brochette de porc ou de poulet habituellement enroulée dans un petit pain rond et plat (genre galette), accompagné de frites, tomates...

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    COURRIER
     
    La Poste grecque est lente.
    Il faut compter un mois pour acheminer une carte postale sauf si l'on prend soin de poster son courrier à l'aéroport de Santorin, ce qui a pour effet de réduire le délai de moitié soit une quinzaine de jours...

     

    Une heure de décalage par rapport à la France.




     


    quelques images...

     


     

     


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    Brad Pit et Angelina jolie ont construit un gigantesque maison en haut du village de Finikia, au dessus de la falaise avec vue sur la caldera et Oia.

     



    on pensait dans l'Antiquité que le groupe comprenait originellement douze îles, auxquelles trois étaient venues s'ajouter. Citant le géographe Artémidore, il énumère quinze îles dont sont alors absentes les îles du sud-est (Folegandros, Sikinos, Ios, Théra, Amorgos, Anaphi) qui sont alors désignées du nom de Sporades.