NAPLES
 

NAPLES,
"entre deux feux"...

Le VÉSUVE

Le Vésuve de l'an 79 à 1944

Depuis l'éruption de 79, le Vésuve est entré en éruption plus d'une trentaine de fois.

Evoquons  quatre de ces éruptions.
Lors de celle de 472, le Vésuve  éjecte un tel volume de cendres que des retombées sont rapportées aussi loin que Constantinople.
Le 16 décembre 1631,  le Vésuve se met à émettre un haut nuage de cendre puis de la lave, faisant ses premières victimes à Portici (au sud de Naples) et obligeant la majeure partie de la population à se réfugier à Naples. L'exposition de la relique de San Gennaro en procession n'empêche pas qu'avec le temps pluvieux, les chutes de cendre dégénèrent en pluie de boue sur presque toute la région tandis que des torrents d'eau bouillante se forment et dévalent la pente, produisant de terribles destructions jusqu'en janvier 1632. A partir de cette date l’activité fut presque continue jusqu’en 1944 date de la dernière éruption. L'éruption de 1906 décapite le sommet du cône dont l'altitude baisse de plusieurs centaines de mètres.
La dernière éruption qui a eu lieu entre le 16 et 29 Mars 1944 a détruit Massa et San Sebastiano et saupoudré de cendres Ottaviano, au moment où l'armée anglo-américaine occupait Naples dans le cadre de la campagne d'Italie lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Un volcan toujours très menaçant

Le Vésuve totalise à sa base une superficie de 480 km² pour un diamètre d’environ 11 km. Le diamètre actuel du cratère est de 500 mètres pour 300 mètres de profondeur. De l'ancien Somma subsiste le sommet actuel à 1149 mètres tandis qu'au centre le sommet du cône éruptif atteint 1281 mètres et se situe dans une caldeira d'environ 4 km de diamètre. C'est ce qui vaut à ce volcan son profil en mitre d'évêque.

Cela fait donc plus de 60 ans que le volcan sommeille et son prochain réveil risque d’être terrifiant.

Le Vésuve est l’un des volcans les plus dangereux au monde en raison de sa tendance explosive et  aggravée par le fait qu'environ 2,5 millions de personnes de l'agglomération napolitaine vivent dans les environs du volcan,  sachant que le centre de la ville ne se trouve qu’à 12
 km à vol d’oiseau du cratère.
Naples se trouve sur une chambre magmatique de 400
 km² située à 15 km de profondeur. L'éruption attendue devrait être d’une intensité au moins similaire à celle de 1631 et le danger vient du fait qu’actuellement le conduit volcanique qui relie la chambre magmatique au cratère est obstrué. Dans ces conditions, le magma produit reste prisonnier dans la chambre magmatique (à environ 8 km de profondeur). Donc plus le temps passe et plus la probabilité et la violence d'une éruption augmentent  puisque le rythme habituel des éruptions est d'une tous les 40 à 50 ans.
Les vulcanologues pensent pouvoir en détecter les signes avant-coureurs jusqu'à 25 jours à l'avance. Un dispositif d'évacuation a été défini et les infrastructures autoroutières sont censées y être adaptées. L'immense population de l'agglomération napolitaine aurait au minimum besoin de 4 à 5 jours pour évacuer Naples et ses environs à plus de 30
 km du Vésuve.  Dès le déclenchement de l’alarme, la zone rouge, la plus proche du volcan comptant 28 communes réparties sur 200 km² et regroupant 700 000 habitants, devrait être évacuée par trains, ferries, cars et autobus… dans un délai qui a été ramené de 7 à 3 jours maximum.

Le problème de l'alerte, c'est le moment de la lancer, ni trop tôt (fausse alerte), ni trop tard. Et peut-on compter sur la discipline napolitaine
 ? Au style de conduite des automobilistes, on peut en douter...
 

Les CHAMPS PHLÉGRÉENS

Un cataclysme d'une autre ampleur mais dans un avenir peut-être lointain

L'autre menace se situe à l'ouest, avec les Champs Phlégréens ("brûlants" en grec) qui forment une avancée dans la mer vers l'ouest, la péninsule de Procida se prolongeant en mer par les îles Phlégréennes: les îles proprement dites de Procida et d'Ischia, et les îlots de Vivara (proche de l'île de Procida) et de Nisida  (rattachée à Naples).

Mais la menace est d'un autre type que celle que représente le Vésuve, plus lointaine sans doute mais d'une envergure dépassant le cadre local ou régional. En effet, les Champs Phlégréens seraient un supervolcan  en sommeil. Le risque serait comparable à l'éruption apocalyptique de Toba à Sumatra, survenue il y a 75 000 ans, qui avait recouvert sous des mètres de cendres le plateau indien et une partie de l'Asie du Sud-Est, et expédié dans l'atmosphère des cendres à l'origine d'un hiver volcanique sur la planète pendant des centaines d'années. Heureusement, la périodicité de ce type d'éruptions, dites apocalyptiques, s'évalue en dizaines de milliers d'années.

Il y a 36 000 ans, un épisode explosif intense fut à l'origine de  la caldeira. Puis, il y a 14 000 ans, une deuxième série d'explosions survint.
Depuis la région a connu des périodes d'intense activité intense séparées de très longues périodes de repos s'étendant généralement sur plusieurs millénaires.
Le dernière grande crise éruptive date a eu lieu entre 4 500 et 3 700 ans avant J-C: de nombreuses bouches se sont alors ouvertes.
L'éruption la plus récente a eu lieu en 1538 et a duré une bonne semaine, donnant naissance à une petite montagne de cendres et de ponces de 130 m de hauteur, le Monte Nuovo.

Le niveau du sol dans la région des champs Phlégréens n'est pas stable, il monte et descend. La ligne de côte s'est effondrée lentement de 12 mètres entre le IIe siècle avant JC et le XIe siècle après JC. Elle s'est ensuite soulevée de 8 mètres entre les XIe et XVII siècles, pour baisser de 5 mètres peu après. Le sol des champs Phlégréens s'est élevé d'environ 2 mètres depuis 1970. 

En 1982 et 1984, 40 000 personnes ont dû être évacuées de Pouzzoles par prudence à la suite d'un regain d'activité de la zone.

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Lundi 2 juin, après-midi

Court trajet pour Naples...
 Nous passons du sud du Vésuve à l'ouest.


Naples est la capitale de la province homonyme et de la région de Campanie. Avec environ un million  habitants, c'est la troisième commune italienne pour sa population, après Rome et Milan. L'agglomération compte 2,5 millions d'habitants quant à l'aire urbaine, elle en compte 4,5 millions, ce qui en fait la deuxième du pays après celle de Milan.

Neapolis (littéralement "la Ville Neuve") est fondée au VIIe siècle avant JC par des colons grecs. Elle conservera largement cette empreinte malgré sa conquête par Rome au IVe siècle avant JC.
Au VIe siècle de l'ère chrétienne, à l'occasion des luttes opposants Lombards, Byzantins et Sarrasins, elle est intégrée à l'Empire Romain d'Orient, autrement dit l'Empire Byzantin jusqu'à ce qu'elle tombe aux mains du normand Roger II, roi de Sicile, au milieu du XIIe  siècle.
La région passe sous domination des Allemands de Souabe pendant un grand demi siècle avant d'être conquise par le frère de Saint Louis, Charles d'Anjou en 1266. Chassé de Sicile ("Vêpres siciliennes") en 1282, il établit la capitale de son royaume à Naples. Louis III d'Anjou meurt en 1434, sans héritier mais du fait que sa mère est aragonaise et cousine de Ferdinand Ier d'Aragon, celui-ci s'empare de Naples en 1442
Le Royaume espagnol des "Deux Siciles" ne disparaîtra qu'en 1738
à la suite d'une autre guerre de succession, cette fois  à l'avantage des Bourbons d'Espagne avec Charles III, fils de Philippe V, qui en fait un royaume indépendant. Les Français tentent de s'implanter ici, notamment lors de l'épopée napoléonienne qui installe brièvement Joseph Bonaparte comme roi de Naples.
En 1860, le royaume disparaît après la marche de Garibaldi sur Naples et en 1861, et il est incorporé au royaume d'Italie sous le règne de Victor-Emmanuel II de Savoie. Comme tout le Mezzogiorno, Naples  perd ses avantages commerciaux et la misère qui se développe entraîne une émigration considérable vers le nord de l'Italie ou vers l'étranger, notamment vers les Etat-Unis
.

«Voir Naples et mourir»

Pour souligner la beauté de leur ville qu'il faut avoir vue au moins une fois dans sa vie, les Napolitains disent «Vedi Napoli e poi muori» (que l'on pourrait aussi traduire littéralement par "Vois Naples et puis meurs").
Cela peut aussi se comprendre comme une métaphore pour dire qu'après l'accomplissement d'un désir très important l'existence n'a plus de sens.
L'expression citée par Goethe, si elle n'est pas de son invention,  n'a pas une origine claire et datée. D'autres écrivains l'ont plus ou moins reprise comme Stendhal ou Dumas Père.
Elle pourrait aussi provenir d'un jeu de mots qui serait dû à un poète romain de l'Antiquité faisant allusion au hameau de Mori (nom proche de "morire") situé au pied du Vésuve...
 


La beauté de Naples est universellement reconnue puisque le centre historique de la ville est inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1995.

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Arrivée à Naples

Pour cette visite de Naples, comme pour celle de ce matin à Pompéi, nous sommes accompagnés par Gianni pour un tour de ville panoramique ponctué de quelques arrêts photos.

Nous arrivons dans la zone portuaire sur notre gauche tandis que le vaste château médiéval Saint Elme (Castel Sant 'Elmo) couronne la colline du Vomero sur la droite, dominant la ville de Naples.
 

Nous sommes bien certainement à Naples, des affiches posées sur de palissades rappellent que la ville organisait il y a peu, du 27 au 30 mai, un "Pizzafestival". La consommation excessive de la fameuse pizza napolitaine peut sans doute conduire à l'obésité mais cela  ne pose aucun problème à la compagnie de navigation TTT Lines pour qui "il peso non si pesa" ("le poids ne pèse pas").

Via Nova Marina, près du port, sur notre droite, nous passons justement près du bateau de croisière d'une compagnie concurrente, le  MSC Spendida. Le navire peut transporter 3900 passagers et 1300 membres de l'équipage, sans précision sur leur poids...


Le Castel Nuovo , "Château Neuf"  fait suite immédiatement au port. Après être passés devant une entrée de la  Galerie Umberto Ier, nous voici arrivés sur la Piazza Trieste i Trento avec une fontaine centrale, le Théâtre San Carlo d'un côté et le Caffe Gambrinus, de l'autre.
Après le passage Piazza del Plebiscito, nous apercevons sur îlot tout proche, le Castel dell'Ovo. Par opposition avec le "Château Neuf", ce n'est pas un quelconque "Château Vieux" mais "le Château de l'Oeuf". Un nom bien curieux, nous en reparlerons plus loin.

Nous longeons le port de plaisance où l'on peut voir le voilier Mascalzone Latino, sorti de l'eau mais emblème de la Fondatzione Mascalzone Latino à la tête depuis 1993 d'écoles de voile et d'équipes de compétition de voile. Le propriétaire du bateau est Vincenzo Onorato, président de la compagnie maritime Moby Lines, qui en fut le skipper en lors de l’America’s Cup  en 2003 et 2007, terminant en 5e position lors de la coupe de 2007.

Poursuivant vers l'ouest de la ville, sur notre droite, un quartier résidentiel profite des pentes exposées plein sud avec vue sur le Golfe. Sur la gauche une série de jolis  petits parcs conduisant au Lungomare: Giardini del Molosiglio ("le Môle du Conseil"), Via Cesario Console puis le long parc de la  Villa Comunale. Nous le longeons en empruntant  une avenue parallèle au rivage, la Via Riviera di Chiaia et passons près du Consulat des Etats-Unis, apparemment bien protégé. Traversée de la Piazza Sannazao avec sa célèbre fontaine ornée d'une statue de Sirène (XIXe siècle) en marbre blanc.
Puis nous longeons la côte par la Via Francesco Caracciolo qui s'élève au-dessus du rivage, offrant ainsi une magnifique perspective sur le Golfe, la Ville, en arrière-plan, le Vésuve, la péninsule sorrentine et même l'île de Capri.

 

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Quartiers ouest: colline de Posillipo, baie de Pouzzoles et Champs Phlégréens, Promenade Lungomare Caracciolo

Changement total de panorama après passage en tunnel  et route en lacets. Cela nous amène sur la colline de Posillipo, un éperon à 150 mètres d'altitude qui se prolonge vers le sud par le quartier et la Pointe de Marechiaro.

 

De ce point de vue, nous avons un aperçu de la zone volcanique des Champs Phlégréens. A droite,  la vue plonge sur une zone industrielle qui semble assez mal en point et des espaces agricole, plus loin c'est l'agglomération de Pozzuoli, la baie de Pouzzoles, la péninsule du Monte Procida, derrière laquelle émerge l'île d'Ischia. Sur la gauche,   on à une belle vue sur l'îlot de Nicida tout proche.

 

Près de là, nouvel arrêt avec une vue sur le quartier Rione Lauro où se trouve le stade San Paolo.

 

Nous redescendons vers le centre ville par la route qui domine le rivage en faisant un arrêt photo. Le soleil éclaire juste comme il faut, en intensité et en direction. Superbes vues sur la ville haute et le Château Saint Elme, sur le Golfe et le port avec le Castel dell'Ovo. Au fond, évidemment le Vésuve dont on voit parfaitement la morphologie, sa caldeira et le cratère. Plus à droite, pour clore le tour d'horizon, l'île  de Capri.

 
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Au bord du rivage, dans l'espace vert qui longe  la Via Caracciolo se dresse la Fontaine Sebeto qui date du XVIIe siècle . Sous l'arc en marbre, la statue d'un vieil homme couché représente la rivière Sebeto qui coulait autrefois au coeur de la ville.

 

Nous avons une demie heure de temps libre pour nous balader sur la Promenade Lungomare ("le Long de la Mer"), le long de la "plage".

Euphémisme si l'on désigne par là les enrochements qui protègent le rivage et que les Napolitains investissent pour prendre des bains de soleil ou se baigner. Bon emplacement pour prendre des photos des châteaux Saint Elme et dell'Ovo.

A propos du château Saint Elme (Castel Sant 'Elmo), par glissements linguistiques successifs son nom originel de Sant'Erasmo, a été raccourci en "Ermo" et, enfin changé en "Elmo". Occupant une superbe position défensive sur la colline du Vomero, il est bien visible grâce à sa maçonnerie en  tuf napolitain jaune. Il fut construit à la fin du XIIIe siècle par Charles d'Anjou puis agrandi par ses successeurs au siècle suivant.

Et concernant "le Château de l'Oeuf" (Castel dell'Ovo),  ce nom curieux vient d'une légende médiévale, rapportée par le poète Virgile, disant qu'un sorcier aurait déposé un œuf magique sous les fondations du château afin de le soutenir. C'est le plus ancien château de Naples et son origine première remonte au VIIe siècle avant JC. La villa romaine qui y fut édifiée plus tard fut à son tour remplacée par un  monastère. Le premier château sur le site a été construit par les Normands au XIIe siècle. Ce fut le siège de la dynastie angevine jusqu'à l'avènement des Aragonais qui ont apporté des modifications mais qui ont préféré s'installer au Castel Nuovo.

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Le centre historique,
autour des places de Trieste et du Plébiscite

Un petit quart d'heure en autocar dans la circulation dense pour revenir au centre ville, par le Tunnel della Vittoria. On passe au pied des remparts à l'arrière du Castel Nuovo avant que l'on nous  dépose Via San Carlo, à deux pas des places de Trieste et du Plébiscite.

Rappelons que le centre historique de Naples est inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1995.


A nouveau, trois quarts d'heures de quartier libre.

Cela permet de faire un tour rapide dans la galerie marchande Umberto Ier, du nom du roi de l'Italie lors de sa construction à la fin du XIXe siècle. Ses allées qui se croisent sont surmontées de superbes verrières en voûtes et coupole sur une structure métallique. Le sol est orné de belles mosaïques. Nous y entrons par le portail qui donne sur la Place de Trieste, face au Théâtre  San Carlo et en ressortons par la Via Toledo (ou via Roma), qui est le principal axe vers le centre-ville.

     

On peut y voir des pâtisseries typiques, comme ces gâteaux de forme phallique qui, selon Gianni et Rosaria, auraient été inventés par des moins lubriques qui étaient "en relation" avec des moniales grâce à un passage souterrain entre leurs couvents respectifs.

Comme nous n'aurons pas l'occasion de voir des quartiers populaires, les petites rues qui débouchent sur la Via Toledo nous en donne une idée: étroites et donc assez sombre, avec du linge qui sèche aux balcons. Mais rien à voir avec le quartier Scampia où sont installés les clans rivaux des Savastano et des Conte et rendu célèbre par la série télévisée Gamorra, tournée dans ce quartier populaure n 2014 et actuellement diffusée en Italie...

 

Nous revoici sur la place de Trieste, près le l'église Saint Ferdinand. A l'origine, cette église  baroque était dédiée non pas à Saint Ferdinand mais à Saint François-Xavier, fondateur des Jésuites. Sa construction s'est étalée sur un siècle, du milieu du XVIIe au milieu du XVIIIe.
Ressortant de l'église, face de nous, se dresse la façade austère du Théâtre San Carlo, le plus grand (3000 places) de la ville, l'un des plus célèbres au monde et l'un des plus anciens théâtres lyriques d'Europe subsistant. Il fut construit au XVIIIe siècle.
A l'angle, entre la place de Trieste et la place du Plébiscite, petit tour discret et sans consommation dans le très chic café  Gran Caffe Gambrinus fondé au milieu du XVIXe siècle. Son succès fut tel qu'il reçut l'agrément de "Fournisseur de la Maison Royale". Il est décoré de fresques et de frises dans un style floral qui annonce l'Art Nouveau, avec de nombreux stucs dorés, de larges miroirs et des statues. Après Sissi qui y dégusta une glace violette en 1890, bien des célébrités du monde des arts et de la littérature l'ont évidemment fréquenté. Par exemple, quel bar célèbre aurait pu échappé à un Ernest Hemingway ?

A deux pas de là, le côté est de la place du Plébiscite est occupé par la longue façade néoclassique du Palais Royal (Palazzo Real). L'édifice date du tout début du XVIIe siècle. Sous la couronne d'Aragon, c'est un vice-roi qui y résidait tandis que les rois Bourbon qui leur succédèrent au XVIIIe siècle en firent leur résidence. C'est maintenant la Bibliothèque Nationale Victor Emmanuel III.
Lui fait face, côté ouest, au centre d'une galerie hémicirculaire, l'imposante Basilique Royale San Francesco di Paolo, érigée en l'honneur de Saint François de Paule, un saint calabrais du XVe siècle. L'édifice est également de style néoclassique avec sa façade à colonne mais, par ses dômes et surtout l'imposant dôme central, elle fait contrepoids à la façade linéaire de son vis-à-vis, le Palais Royal. Elle est plus récente puisqu'elle date de la période napoléonienne soit le tout début du XIXe siècle. Sa construction fut entreprise à la demande de Joachim Murat, roi de Naples, et l'édifice fut terminé en 1824.

 
En vitesse avant de remonter dans l'autocar, petit saut devant le Castel Nuovo ("Château Neuf") ou Maschio Angioino ("l'Angevin"), afin de profiter de la lumière idéale pour en faire la photo.  Lorsque la capitale du royaume fut transférée de Palerme à Naples en 1282, Charles d'Anjou  ordonna la construction d'un nouveau château, non loin de la mer De style gothique, il a la forme d'un quadrilatère irrégulier avec 5 tours. A l'origine deux d'entre elles encadraient un grand portail avec pont-levis. L'avènement des Aragonais au XVe siècle s'est traduit par l'édification d'un arc de triomphe en pierre blanche au niveau du portail.

A 17H, nous rembarquons dans notre car. Direction l'est, c'est-à-dire la sortie de Naples  par la Via Nuova Marina et donc le chemin inverse à celui pris pour venir.
Sur la gauche, passage devant la gare ferroviaire de la Gare Maritime. Passage devant la petite église bénédictine San Giovanni a Mare,  désaffectée lors de la période napoléonienne. Superbe dôme recouvert de tuiles vernissées en écailles dans les tons or et vert bouteille. C'est ici le plus ancien témoignage de l'architecture religieuse romane puisque la construction remonte au milieu du XIIe siècle. On y voit aussi des influences arabes et byzantines.
Ensuite, par dessus un ensemble particulièrement hideux de logements (sociaux?),  émerge la flèche du haut clocher (75 mètres) de la basilique Santa Maria del Carmine (Notre-Dame du Mont Carmel) située Place du Marché (Plazza del Mercato) et dont l'origine remonte au XIIIe siècle. Notre voie contourne la Tour Spinelli  qui faisait partie du système de défense de la ville au XIIIe siècle.
Poursuivant notre route, nous passons devant un hôpital puis devant l'église Saint Erasme (Chiesa di Sant'Erasmo ai Granili), située dans le quartier de la passerelle du Maddalena, Saint Erasme également connu sous le nom de Saint-Elme, évêque et martyr du IIIe siècle. L'église est très ancienne mais a été reconstruite en style néoclassique dans les années 1920. La célébrité de ce  sanctuaire vient du fait qu'il renferme une statue de Saint Janvier auquel on prête le miracle d'avoir arrêté l'éruption du Vésuve de 1767...

 

Des quartiers d'entrepôts et atelier, des échangeur et donc, enfin, après cette visite-éclair, c'est l'autoroute qui va nous permettre de repartir vers le nord en quittant Naples.
 Le contre-jour, la lumière qui baisse, la nuit qui tombe,  ne permettent guère de profiter du paysage pendant  un trajet de 2 bonnes heures et demi pour environ 200 kilomètres. Certes la majeur partie du trajet s'effectue sur l'autoroute A1 mais la vitesse reste basse tant que l'on est dans l'agglomération napolitaine surtout que c'est une heure où le trafic est dense puis, à l'autre bout, il faut emprunter la petite route qui serpente en grimpant vers la colline de Fiuggi, dans le Latium, puisque c'est là que nous faisons notre dernière étape, tout comme nous y avions fait la première...  A 6 kilomètres avant notre destination, le soleil nous gâte en illuminant le petit village perché de Trivigliano.

 

A 19H30, nous arrivons à Fiuggi et à l'hôtel Mondial Park.  Petite fraîcheur du soir car la ville basse où se trouve notre hôtel est quand même à une altitude proche de 600 mètres.

Nous y retrouvons un autre groupe de notre voyagiste, groupe qui comme nous avait fait la journée d'excursion à Capri mais dont le circuit ce limitait aux régions de Rome et de Naples.
Grâce à notre joyeux luron de Jean, la fusion entre les deux groupes s'opère pendant et après le dîner. Après avoir poussé la chansonnette, Jean trouve une partenaire pour valser... Bien sûr, Claude et Rosaria sont de la partie pour chauffer l'ambiance.
De toute manière, la fusion de nos groupes était inscrite dans l'ordre des choses. Une partie e chacun des deux groupes doit partir dès le lendemain matin avec Claude pour prendre le charter qui va sur Paris. Les autres voyageurs, dont nous sommes, reformeront un autre groupe qui ne quittera Fiuggi que l'après-midi avec Rosaria et l'autre chauffeur

 

 

Plan du centre de NAPLES   Colline de Posillipo Promenade - Lungomare Caracciolo Castel  dell'Ovo Castel Nuovo Piazza Trieste i Trento - Galeria Umberto I Piazza del Plebiscito


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