INDE DU NORD

De Delhi à Bénarès



1er au 11 février 2016

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Etapes de notre rapide circuit dans le Nord de l'INDE :

  • AGRA :

     - Taj Mahal,
     - Fort Rouge et
     - Mausolée d'Itimad-ud-Daulah
  • LES MOGHOLS

  • GWALIOR, la Citadelle :

     - Palais Man Mandir,
     - Temple Teli-ka,
     - Temples Sas Bahu,
     - Temples rupestres jains
  • LES RAJPUTES

  • ORCHHA:

     - Le Fort et ses palais,
     
     - Le village et le temple Chaturbhuj
  • CASTES ET FAMILLE

  • KHAJURAHO :
     - Temples érotiques hindous (dits de l'Ouest)
     - Temples jains
    (dits de l'Est)


    et
     Réserve de tigres de PANNA
    (safari)
  • LE SEXE SACRE

  • VARANASI (Bénarès):

     - cérémonie de l'Arti, au bord du Gange le soir
     - bain rituel dans le Gange au petit matin
     - autres aspects de la ville
     - sur les ghâts jusqu'au site des bûchers des crémations


    et

  •  SARNATH, grand site bouddhiste

  •  

    LE GANGE

  • DELHI

    OLD DELHI:

     - mosquée Jama Masjid
     - bazar Chandni Chowk
     
    NEW DELHI centre: 
     - Gurudwara Bangla Sahib (temple shik)
     - Laksmi Narayan Mandir
     
    DELHI sud:
     - Qutb Minar et  mosquée Quwat-ul-Islam

     - Temple du Lotus






  •  

    De DELHI en DELHI






     

    Pour d'autres thèmes comme:
    Art, Langue, Nourriture, Tilak, Costume...
    Allez sur nos voyages de 2007 et 2009
    en Inde du sud et au Rajasthan

    Sites, paysages, villes ou monuments classés au Patrimoine Mondial de l'humanité de l'UNESCO repérés par le logo .


    DELHI ORCHHA GWALIOR AGRA VARANASI (Bénarès) KHAJURAHO Réserve de PANNA

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    APERÇUS HISTORIQUES

    LES ORIGINES, DE LA CIVILISATION DE L'INDUS A L'ARRIVEE DES ARYENS

    En remontant très loin dans le passé, les populations d'Homo sapiens ont atteint le centre de l'Eurasie vers -60 000 ans puis se sont retrouvées isolées par les masses glaciaires de l'Himalaya, de l'Hindou Kouch, ainsi que par les déserts arides (l'atmosphère devient plus sèche lors des glaciations, et les déserts s'étendent) de l'Asie du Sud lors de la glaciation de Wurm II (-55 000 à -40 000 ans). Ils ont été rejoints par des groupes qui ont traversé la Mer Rouge et voyagé le long de la route de la côte autour de la côte de l'Arabie et de la Perse jusqu'à atteindre l'Inde.

    Les abris sous roche peints de l'âge de pierre de Bhimbetka dans le Madhya Pradesh constituent les traces connues les plus anciennes d'implantation humaine en Inde. Les premières installations permanentes découvertes à ce jour apparaissent il y a 9 000 ans.
    Puis une civilisation brillante, l'une des plus anciennes connues à ce jour, se développe dans la vallée de l'Indus et atteint son apogée entre -2600 et -1900. Ces populations à peau foncée connaissaient l'élevage (bovins, ovins et caprins) et l'agriculture (céréales, coton) avec aussi des formes simples d'irrigation. Maîtrisant certaines techniques (céramiques, travail du cuivre et du bronze), cette civilisation donne naissance à un mode de vie urbain dans des bourgades et des villes (Mohenjo-Daro et Harappa).
    Vers -1500, des tribus agropastorales de cavaliers aryens (à peau claire) venues d'Asie centrale auraient émigré en Inde du nord, dominant et chassant une partie du peuplement originel, celui des Dravidiens à peau foncée. Mais cette hypothèse est réfutée par certains chercheurs. Des études génétiques récentes contradictoires n'ont pas encore permis de trancher.
    Les Aryens seraient à l'origine de la culture védique, du système des castes et de l'utilisation du sanskrit.


    L'HINDOUISME, LE BOUDDHISME ET LES AUTRES RELIGIONS ''NOUVELLES''

    Vers -735, on assiste à l'établissement des Parsis en Inde.
    Au VIe siècle av. J.-C., un vent de réforme religieuse conduit à l'apparition du bouddhisme et du jainisme, à l'époque du royaume de Magadha, tandis que l'hindouisme classique se développe à partir de la culture védique.
    En 326 av. J.-C., Alexandre le Grand, vainqueur des Perses, s'empare du Pendjab tandis que ses successeurs, les Grecs de Bactriane (nord de l'actuel Afghanistan), occupent l'Inde du Nord-Ouest jusqu'à Delhi. De leur conversion au bouddhisme naît la civilisation gréco-bouddhique du Gandhara. Quant à l'hindouisme, il s'enrichit des apports de la culture hellénistique (arts).

    De la dynastie Maurya, on retient le nom de l'empereur Ashoka (- 273 à - 232) convertit au bouddhisme en - 250.Dans l'Inde du Nord, plusieurs dynasties se succèdent alors à la tête d'un Empire Maurya de plus en plus petit. Cette période est également marquée par la cabale qui aboutit à la contestation du bouddhisme (rois Sungas) et à l'avènement du brahmanisme, entre 184 av. J.-C. et 72 av. J.-C.
    La dynastie hindoue des Gupta domine la période "Age d'Or" de l'Inde de 320 à 600, contribuant au rayonnement culturel indien.

    Pendant ce temps, dans le sud du sous-continent, se développe la culture Sangam avec sa poésie profane en langue tamoule. Tandis que le pouvoir politique est disputé par trois* royaumes (Colas, Pandyas et Chera). L'économie prospère grâce à la riziculture et au commerce maritime vers la lointaine Méditerranée (à travers la Péninsule arabique) et vers l'Extrême-Orient.

    L'EPANOUISSEMENT DES RAJPOUTES ou RAJPUTS

    Dans le nord de l'Inde, les cinq siècles suivants sont marqués par la confusion et la division ainsi que par l'arrivée de tribus rajpoutes venues d'Asie centrale à partir du Ve s..
    Les arts, les mathématiques, la technologie, l'astrologie, la religion et la philosophie s'épanouissent grâce au mécénat royal.
    Le premier millénaire voit beaucoup de royaumes indépendants se développer puissamment, certains acquérant une stature impériale.

    Pendant ce temps, le sud du pays poursuit son développement et son organisation.
    La dynastie Pallavas qui prédomine à partir du VIIe s. voit la construction des premiers monuments de pierre (à Mahabalipuram et Kanchipuram) et la poésie mystique tamoule.
    Du IXe au XIIe s., la suprématie passe à la dynastie Colas qui prospère grâce à l'agriculture irriguée et au commerce vers l'Asie du sud-est.


    LES MUSULMANS ET LES MOGHOLS

    Durant le deuxième millénaire, la plupart des régions de l'Inde sont assujetties à un pouvoir musulman (de 1000 à 1525, 80 millions d'hindous furent tués), le sultanat de Delhi (qui cédera la place à l'Empire moghol jusqu'à son écrasement complet par les Britanniques).

    Si dans ses fulgurantes conquêtes, Gengis Khan, fédérateur de tribus nomades turco-mongoles d'Asie Centrale, a constitué l'Empire Mongol au début du XIIIe s., s'il a dominé pratiquement toute l'Asie, il s'est toutefois arrêté en marge de l'Inde lors de sa campagne de 1218. Au contact du monde islamique (Perse), les Mongols se convertissent au milieu du XIIIe s.

    Le territoire sous le contrôle des musulmans de Delhi s'agrandit rapidement et vers le milieu du XIIIe siècle, les musulmans ont mis la main sur le Bengale et une grande partie de l'Inde centrale. C'est à cette époque que l'Uttar Pradesh et le Madhya Pradesh seront annexés au sultanat turco-afghan ou turco-mongol de Delhi. Le maximum de la poussée du sultanat de Delhi vers le sud se produisit à partir de 1296, sous le règne d'Alauddin, qui tout en repoussant les Mongols (au nord) conquiert le Deccan (au sud) en s'emparant de Madurai, au terme de trois campagnes. Mais le pouvoir du sultanat s'affaiblit rapidement et les royaumes du Deccan ressurgirent au XIVe s., Ce sera notamment le cas de l'Empire hindou de Vijayanagar qui pourra voisiner avec de petits sultanats Bahmanides (avec Mamhmud Gawan Adil Shahi, Adi Sha II...) et qui par la suite pourra surtout subsister en marge de l'Empire Moghol.

    Bien plus tard, déferleront les turco-mongols, lointains descendants du second fils de Gengis Khan, Djaghataï, dont le fameux Tamerlan qui mit à sac Delhi en 1398. Ils s'attaqueront aux royaumes rajpoutes de l'Inde et y fonderont l'Empire Moghol au XVe s. Tout d'abord, l'empire fondé par Tamerlan en Ouzbékistan tomba en 1507 aux mains des Ouzbeks de la dynastie des Chaybanides, une dynastie musulmane mongole, descendant également de Gengis Khan. Pendant ce temps, au fond de la vallée de Ferghana (à l'est de l'Ouzbékistan), Bâbur ou Babour, un autre descendant à la fois de Tamerlan et de Gengis Khan, tenta d'étendre son royaume à l'ouest en s'attaquant au Khan des Ouzbeks, Muhammad Shaybânî. Deux fois il prit Samarcande, en 1501 et 1511, et deux fois il dut s'en retirer.  Il reportera ses ambitions vers le sud, se constituant l'empire moghol après avoir traversé l'Hindū-Kūsh enneigé, en conquérant le nord de l'actuel Pakistan et de l'Inde. Un empire que son fils et son petit-fils étendront considérablement. Au milieu du XVIe siècle, l'Uttar Pradesh tout comme le Madhya Pradesh seront annexés à l'Empire Moghol.

    De ces "grands Moghols", on retient les noms d'Akbar (1556-1605), Jahangir (1605-1628), Shah Jahan (1628-1658) et enfin Aurangzeb (1658-1707). Le fanatisme religieux de ce dernier et ses attaques contre les royaumes autonomes conduisirent à sa défaite et ouvrirent la voie à de nouvelles invasions afghanes et perses.

    Extrait de Wikipédia
    L'EMPIRE MOGHOL
     


    LA COLONISATION

    Après le temps des voyageurs (Marco Polo et la Route de la Soie 1271-1295) vient celui des navigateurs européens découvreurs de la Route des Indes.
    Le sud de l'Inde se trouve particulièrement exposé aux appétits coloniaux. Celui des Portugais se traduit par l'arrivée de Vasco de Gama sur la côte du Deccan dès en 1498 puis par celle de son successeur Albuquerque à Goa, en 1510.

    Les routes sont tracées pour l'arrivée des commerçants européens (XVe et XVIe s.). Les Portugais sont délogés par les Hollandais (XVIIe s.). Un siècle plus tard, ils se heurtent aux appétits britanniques (East India Company) et aux Français de la Compagnie des Indes Orientales, installés à Pondichéry depuis 1672 (avec Dupleix au service des ambitions de Colbert). Ces deux derniers pays en guerre en Europe transportent leur conflit sur le sol indien. L'apogée de l'influence française au Deccan se situe en 1750 puis elle déclinera du fait de l'infériorité maritime de la France face à sa rivale britannique.

    En 1707, avec le décès d'Aurangzeb, disparaît le dernier grand Moghol et l'on assiste à l'éclatement de l'empire moghol qui se fragmente sous les invasions musulmanes (Iraniens et Afghans) et hindoues (les Marathes qui fondent un empire au centre de l'Inde avec l'annexion de divers Etats dont le Madhya Pradesh au XVIIe siècle).
    Les Anglais ont alors le champ libre et tirent profit de la division politique du sous-continent. D'une domination commerciale, les Britanniques passent à une véritable colonisation (installation des Anglais à Calcutta en 1690, prise de Delhi en 1803).

    Ranjit Singh (1780-1839), fondateur du royaume sikh du Pendjab (ou Pânjab), fut le dernier souverain indien à résister aux Britanniques en Inde, les Britanniques annexant le Pendjab en 1846, peu après sa mort.


    VERS L'INDEPENDANCE

    En 1857, la révolte des Cipayes, des soldats indiens au service des Britanniques, se transforme en soulèvement populaire général contre la puissance de la Compagnie anglaise des Indes orientales. Parmi les causes de la révolte, on peut évoquer l'emploi de nouvelles cartouches (1853) graissées au suif de porc ou de boeuf (ce que ne pouvaient accepter les hindous et les  musulmans) et l'obligation nouvelle (1856) de servir Outre-mer.Les Indiens considèrent cette révolte comme leur première guerre d'indépendance.
    A la suite de cette révolte, l'administration est réorganisée (''Act for the Better Government of India'') et placée sous l'autorité directe de la Couronne représentée par un gouverneur général de l'Inde. En 1877, est créé le Raj, l'empire des Indes dont la reine Victoria est proclamée impératrice.
    Après la révolte, les mouvements indiens pour l'indépendance commencent à exiger une indépendance complète et s'organisent politiquement au travers du Congrès national indien (1885).
    Mais l'unité du futur Etat est menacée avant même qu'il voit le jour. En 1946, Hindous et Musulmans s'affrontèrent ce qui entraîna d'atroces massacres.

    Le chemin vers l'indépendance doit beaucoup aux efforts tenaces que Gandhi, surnommé le Mahatma (''la Grande Ame''), mène depuis 1920. Malgré ses efforts, le pays allait cependant devoir subir la Partition qui va donner naissance à un autre État pour les musulmans.
    Gandhi fut l'apôtre non violent et tolérant de la désobéissance civile et de la résistance passive face aux Anglais, notamment par ses spectaculaires grèves de la faim.
    Cependant il a des détracteurs qui le considèrent comme un manipulateur et un hypocrite ayant profité de sa notoriété et de sa médiatisation pour faire croire qu’il était un saint homme.
    Il fut assassiné par un nationaliste hindou en 1948.

    Le 15 août 1947, l'Inde accède finalement à son indépendance, dans la violence intercommunautaire et au prix de nombreux sacrifices.
    L'Inde intègre la plupart des quelques 565 anciens Etats princiers (dont les 18 maharajahs du Rajasthan) qui couvraient 40% du territoire. L'Inde a pour premier Premier Ministre Jawaharlal Nehru (ami de Gandhi) tandis que le Pakistan (avec Muhammad Ali Jinnah) est divisé en deux entités disposées de part et d'autre du couloir Indo-Gangétique et séparées par 2000 km (le Pakistan Oriental devenant un état à part entière en 1971 sous le nom de Bangladesh après une guerre civile).

    L'Union Indienne, ''la plus grande démocratie du monde'', est une république fédérale laïque (multi religieuse) socialiste qui dans ses premières années s'était rapprochée du ''grand frère'' soviétique, sans doute pour partie par choix idéologique mais surtout pour écarter la menace du dragon chinois voisin, pourtant ''socialiste'' lui aussi.
    Cependant, l'Inde se considérait comme un pays non aligné et cette volonté de non dépendance s'est traduite par son accès à la maîtrise du nucléaire militaire en infraction aux règles imposées par les premiers pays nucléarisés.


    DIFFICULTES DE L'INDE INDEPENDANTE

    Après 1947, l'Inde participe à quatre guerres contre le Pakistan entraînées par le problème du Cachemire (en 1947, cet état peuplé de musulmans mais au souverain hindou, n'avait opté ni pour l'Inde ni pour le Pakistan), toujours resté non résolu à ce jour...
    En 1959 et 1962, malgré l'alliance de l'Inde avec l'URSS, des affrontements ont lieu avec la Chine dans les régions himalayennes, l'Inde accueillant le dalaï-lama (anciennement chef politique et religieux de l'Etat théocratique bouddhiste du Tibet) qui fuyait l'invasion chinoise.
    Paradoxalement, dans un pays où le statut de la femme est minoré,
    Indira Gandhi, fille de Nehru, est en 1966 l'une des premières femmes à accéder aux plus hautes responsabilités politiques d'un pays (après Sirimavo Bandaranaike qui dirige le gouvernement du Sri Lanka voisin dès 1960 et avant Golda Meir, en Israël en 1969) et elle sera reconduite en 1971. Elle sera à nouveau Premier Ministre en 1980 (au Pakistan voisin, une femme, Benazir Bhutto, devient également Premier Ministre en 1988).
    En 1974, l'Inde devient une puissance nucléaire (essais au Rajasthan renouvelés en 1998) avec le risque d'entraîner une escalade avec son voisin et ennemi, le Pakistan. Ce qui ne va pas manquer d'advenir puisque ce dernier va posséder lui aussi l'arme nucléaire en 1998…

    En 1971 des troubles au Pakistan Oriental (afflux de réfugiés bengalis en Inde) amènent l'Inde à soutenir ce pays contre le Pakistan Occidental qui sera vaincu et devra se séparer du Bangladesh devenu indépendant. De 1975 à 1977, le Premier ministre Indira Gandhi déclare l'état d'urgence, limitant les droits civiques et entraînant la mise en détention de nombreuses personnes sans procès. La destruction de la mosquée Babri Masjid d'Ayodhya  en Uttar Pradesh en 1992 et de la mosquée de Srinagar (au Cachemire) en 1993 entraînent plusieurs conflits intercommunautaires en Inde occidentale, entre hindous et musulmans. Par ailleurs, un conflit larvé subsiste entre Hindous et certains Sikhs indépendantistes dont le paroxysme est l'assassinat d'Indira Gandhi en 1984.
    En 1999, l'Inde mobilise ses troupes dans le district de Kargil au Cachemire pour repousser des infiltrations de terroristes islamistes et de rebelles indépendantistes kashmiris venus du Pakistan.
    Après une période de poussée nationaliste (hindoue) en 1996, les relations se sont améliorées avec le Pakistan et certains déplacements transfrontaliers sont désormais possibles au Cachemire (depuis 2005).
    Toutefois, le sujet est encore brûlant comme le montrent les grandes manifestations estudiantines violentes survenues à Delhi ce 15 février 2016 en soutien à un étudiant de gauche arrêté pour avoir participé à une manifestation en faveur de l'indépendance du Cachemire.

    En revanche, quelques frictions existent aussi au sud où une partie des habitants de l'Etat du Tamil Nadu ont apporté leur soutien à leurs ''cousins'' indépendantistes  du nord du Sri Lanka qui se manifestent depuis 1973 et qui sont en lutte ouverte depuis 1983 sous le nom de ''Tigres''. L'armée indienne est intervenue en 1987-88 pour tenter d'apaiser le conflit pendant le gouvernement de Rajiv Gandhi (1984-89, succédant à sa mère assassinée). Son implication dans ce conflit fut sans doute la cause de son assassinat par un indépendantiste tamoul en 1991. Sa veuve, Sonia, d'origine italienne, à la tête du Parti du Congrès en 1998 et opposée aux partis nationalistes hindous, a quant à elle jugé sans doute plus prudent de s'effacer en 2004, au profit du Sikh Manmohan Singh. La guerre civile au Sri Lanka entre le gouvernement et les Tigres tamoul a pris fin en 2009, après plus de 25 ans de conflit, avec l'écrasement des ''Tigres'' par l'armée cinghalaise.

    De nouveaux soucis pour le gouvernement indien voient le jour dans les années 2000, outre l'instabilité à ses frontières avec le Pakistan/Afghanistan dont les effets directs sur le sol indien se sont traduits par les attentats meurtriers (166 morts et plus de 300 blessés) de Bombay en novembre 2008.

    Le gouvernement doit faire face a une insurrection des parias connus sous le nom de naxalites
    , du nom du village de Naxalbari au Bengale où avait éclaté en 1967 une révolte paysanne conduite alors par des dissidents communistes (notamment par Charu Mazumdar à l'origine ou Kobad Ghandy actuellement) qui se réclament des préceptes révolutionnaires de Mao Zedong. Il ne faut perdre de vue que pendant ce temps là, au Népal voisin, un mouvement révolutionnaire maoïste naît à partir de 1996 et lutte contre un système monarchique moyenâgeux (suite à la grève de 2006, la monarchie népalaise finit par céder la place à une république dont le parlement est occupé par un tiers de maoïstes...).
    Le mouvement naxalite renaît dans les années 2000. Ses actions auraient entraîné la mort de 6000 personnes depuis le début des années 1980. Il mobilise les dalits (intouchables dits aussi hors castes) et les advasis (populations tribales) qui représentent un quart de la population. Ces défavorisés restent en marge de la société malgré la constitution indienne de 1951 (rédigée par l'intouchable Bhimrao Ramji Ambedkar) et les beaux discours qui ont suivi sur l'intégration et la lutte contre l'arriération. Rejetant la fatalité attachée à la culture indienne et la non-violence gandhienne, certains de ces parias ont rejoint le mouvement et sont aujourd'hui des virodhi raj, des insurgés présents dans une large bande orientale allant du Sikkim au nord-est et descendant jusqu'au sud de la péninsule. En  fin d'année 2009 le gouvernement indien lance la Chasse Verte ("Green Hunt") avec différents corps regroupant 75 000 hommes contre quelques 10 000 révoltés réfugiés dans les forêts.
    (CI n°990 22-28/10/2009)
    Les castes inférieures rejettent parfois leur soumission au système comme actuellement les paysans se la sous-caste des Jat de l'état d'Haryana, au nord de Delhi, qui  en cette mi février 2016 ont coupé le canal Munak assurant 60% de l'approvisionnement en eau de Delhi. La répression a fait une douzaine de victimes. Les Jats font partie des castes inférieures  Vaishya (paysans, artisans) ou Shudra (serviteurs) et revendiquent des quotas d'emplois dans la fonction publique ainsi que des places dans les universités pour leurs enfants, tout comme les intouchables ou dalits. Cette population fortement influencée par l'égalitarisme du sikhisme sont fières de leur passé guerrier aux XVIIe et XVIIIe siècles lorsque leurs troupes s'attaquèrent  à Agra et à Delhi.

    Un autre conflit de nature territoriale touche l'extrême nord-est du pays, l'Assam, territoire coincé entre la Chine (Tibet et Sichuan) qui le convoite, le Bangladesh et le Myanmar. Dans les années 1970 des rebellions armées de groupes séparatistes sont apparues. Combattus par les autorités indiennes, certains rebelles se sont réfugiés dans des camps installés dans le petit état voisin du Bhoutan. Des opérations ont été menées contre ces camps avec le concours de l'armée indienne en 2003. Cette présence ainsi que l'expulsion de plus de 100 000 réfugiés népalais en 1988 ont déstabilisé ce petit état himalayen en favorisant l'émergence de mouvements révolutionnaires bhoutanais jusqu'à ce que le roi octroie en 2005 une constitution pour une monarchie parlementaire effectivement mise en place en 2008...
     

    L'EMERGENCE DU NATIONALISME

    Le Bharatiya Janata Party (BJP) fondé en 1980 après l'éclatement de la coalition du Janata Party est l'héritier d'une tradition nationaliste née avant l'indépendance et hostile au Mahatma Gandhi. Proche du Vishwa Hindu Parishad (VHP), une organisation religieuse, et du Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), organisation extrémiste nationaliste hindoue, le BJP émerge réellement au tournant des années 1990, après la destruction de la mosquée d'Ayodhya.
    Le BJP a dirigé l'Inde avec une coalition de partis régionaux regroupé dans l'Alliance démocratique nationale entre 1998 et 2004. Depuis les élections générales de 2004 remportée par le parti du Congrès (et plaçant Manmohan Singh comme Premier Ministre), le BJP était le premier parti d'opposition à la Lok Sabha.
    Le BJP remporte à nouveau les élections de 2014 où il obtient la majorité absolue pour la première fois de son histoire et son leader Narendra Modi devient le quatorzième  Premier Ministre du pays après avoir été ministre en chef du Gujarat de 2001 à 2014. Personnage controversé, il est proche du groupe paramilitaire Rashtriya Swayamsevak Sangh et considéré comme un leader du mouvement nationaliste hindou comme l'a montré sa gestion des violences inter-communautaires au Gujarat en 2002 et son discours islamophobe mais en même temps il  est loué pour sa politique économique qui a permis au Gujarat de connaître un important taux de croissance.
    En juillet 2015, le BJP revendique110millions de membres, ce qui en ferait le plus grand parti au monde, devant le PCC (Parti communiste chinois) qui en compte 81 millions.

    Toutefois, malgré les différents historiques opposant l'Inde et le Pakistan au sujet des territoires disputés (dont le Cachemire),  dans la période récente, le 25 décembre 2015,  Neranda Modi s'est rendu à Islamabad pour rencontrer son homologue pakistanais Nawaz Sharif dont c'était l'anniversaire. Son objectif est de reprendre des pourparlers de paix interrompus en 2008 après des attentats islamistes à Bombay (les attaques avaient été planifiées depuis le Pakistan). Ils avaient été relancés en 2011  mais les tensions s'étaient accumulées ces dernières années (des bombardements des deux côtés de la frontière contestée du Cachemire ont fait des dizaines de morts depuis 2014). Mais le chemin vers la paix sera long, si jamais il aboutit, car dès le matin de ce 2 janvier des kamikazes islamistes pakistanais ont attaqué la base aérienne de Pathankot, près de la frontière pakistanaise.

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    APERÇUS GEOGRAPHIQUES...

    RELIEF

    La superficie de l'Inde est de l'ordre de 3,3 millions de km² ( 6 fois la France).

    Avec une superficie de 342 000 km², le Rajasthan est l'Etat indien le plus étendu, mesurant les deux tiers de la France
    . Il est suivi par le Madhya Pradesh. Jusqu'en novembre 2000, le Madhya Pradesh était l'État le plus étendu de l'Inde, jusqu'à ce que l'État de Chhattisgarh fut créé avec ses districts orientaux. Désormais, avec une superficie totale de 308 200 km², il se place donc en seconde position  tandis que l'Uttar Pradesh avec 243 300 km² occupe la cinquième place.

    Initialement, l'Inde se confondait avec le sous-continent indien qui a la forme d'un quadrilatère reposant sur une pointe dont la partie inférieure baigne dans l'Océan indien (avec plus de 7000 km de côtes) tandis que ses deux côtés supérieurs, disposés en forme d'accent circonflexe, sont constitués par des chaînes de très hautes montagnes, l'Himalaya au nord-est (au-delà se situe le Tibet) et l'Hindu Kush et ses prolongements au nord-ouest (au-delà se situe l'Afghanistan). 
    L'Inde se trouve tout au nord de la plaque tectonique indo-autralienne qui vient s'enfoncer sous la plaque eurasienne à la vitesse de 7 cm par an. 
    Cela a deux conséquences: 
     - dans le nord-est, c'est l'enfoncement sous la plaque asiatique
     et donc la surrection de l'Himalaya (avec les divers séismes que cela induit) et la formation de la dépression du Gange
     - tandis que dans le sud-ouest, cela entraîne le relèvement du Dekkan avec une érosion qui fait apparaître le vieux socle cristallin. 
    Cette pointe sud est largement constituée par un vaste plateau aride.. 

    Sur les contreforts de l'Himalaya sont nichés deux petits états, le Népal et le Bhoutan.

    Par ailleurs, au nord, l'Himalaya borde l'Uttar Pradesh, mais les plaines couvrent la plus grande partie de cet État.
    Quant au Madhya Pradesh, État situé au sud de l'Uttar Pradesh, il est constitué de hauts plateaux qui portent les deux tiers des forêts tropicales du pays.

    Depuis la partition de 1947, une frontière traverse le Pendjab, à l'ouest, et inclut le bassin de l'Indus dans le Pakistan.
    L'Inde quant à elle possède la vallée du Gange, le fleuve sacré qui irrigue ses provinces du nord-est
    par ailleurs soumises au phénomène des moussons. La partie orientale du delta du Gange ainsi que le cours inférieur du Brahmapoutre (grand fleuve himalayen qui vient du Tibet et contourne le massif montagneux par l'est) échappent à l'Inde puisqu'ils se situent au Bangladesh (avant 1971 et l'indépendance de cet Etat, c'était la partie orientale du Pakistan qui se composait alors de deux entités séparées).

     

    CLIMAT


    Climat tropical sec dans le Nord de l'Inde avec faible mousson de mi-juin à fin août. 
    Semi-désert au Rajasthan
    La vallée du Gange est balayée par des vents frais du nord-ouest en hiver et par des vents pluvieux de sud-est en été. 

    Dans le sud, le phénomène de mousson est plus sensible, surtout sur les côtes, et dure de fin mai à octobre. Les pluies estivales viennent du sud-ouest dans ces régions. 

    La mousson est un phénomène à la fois attendu, car si la pluie arrive assez vite et en quantité suffisante, c'est le gage de bonne récoltes. C'est aussi un phénomène redouté par ses manifestations extrêmes. Si la mousson survient trop tard ou trop faiblement, c'est la famine qui s'annonce tandis que si elle est trop intense, c'est aussi un grand malheur (inondations, ouragans, maladies…).

    En été, quelles que soient les régions (sauf sur les contreforts himalayens), les températures s'élèvent en moyenne à 35-40° et approchent même les 50° au Rajasthan en mai-juin (avant la mousson qui va de juillet à septembre). 
    En mars, les températures moyennes varient dans la journée de 15° à 32° au Rajasthan et de 20° à 36° dans la vallée du Gange. En mars, les écarts maxima ont pu aller de 0° à 45° !
    Pendant ce temps là, dans le sud du pays, en cours de journée, les températures passent de 25 à 35°, avec des écarts allant de 15 à 40°... Ici, les premières pluies arrivent un mois plus tard et la mousson proprement dite, courant mai.

    Les meilleurs périodes pour visiter l'Inde se situent entre les mos d'octobre et de mars, c'est-à-dire de part et d'autre de la mousson.
     

    POPULATION ET DEMOGRAPHIE 

    La population de l'Inde est de l'ordre de 1,27 milliard d'habitants (contre 1,37 milliard en Chine) avec une densité de 361 hab/km² (110 en France) en moyenne mais qui atteint 1500 hab/km² dans la vallée du Gange et sur le littoral.
    La capitale, Delhi, compte une population de 17 millions d'habitants.
    L'Inde deviendra le pays le plus peuplé dans 6 ans. Sa population dépassera celle de la Chine vers 2022 (ou 2025?) et non pas aux alentours de 2028 comme on le pensait il y a quelques années.

    L'Uttar Pradesh avec une population de 200 millions d'habitants est l’État le plus peuplé de l’Inde (pour une densité de 830 hab/km²) et fortement urbanisé alors que le Rajasthan, État le plus vaste, n'a que 60 millions d'habitants. Si l'Uttar Pradesh était un État indépendant, il serait le 5e pays le plus peuplé du monde.
    Le Madhya Pradesh est beaucoup moins peuplé avec 72,5 millions d'habitants 
    (pour une densité de 235 hab/km²).

    La population de l'Inde s'accroît à un rythme annuel proche de 1,35% en particulier en raison d'une fécondité encore élevée (2,6 enfants par femme). De sorte qu'en, l'Inde aura bientôt le même poids démographique que le Chine mais avec une différence structurelle majeure: l'Inde sera un pays jeune tandis que la Chine sera un pays vieillissant ! (cf. '''Deux frères'', chronique de Sabine Delanglade dans l'Express du 07/12/2006).
    L'âge légal de mariage est fixé à 20 ans pour les filles et à 22 ans pour les garçons.

    L'espérance de vie est de l'ordre de 67 ans, sans grand écart selon le sexe (84 et 76 ans en France). A noter que la mortalité infantile est encore de près de 47°/°° (4°/°° en France). La moitié de la population a moins de 25 ans.
    A près des ¾, la population est de type rural soit exactement l'opposé de la France. 

    Le taux d'alphabétisation très faible est de 56% mais de seulement 33% dans les classes inférieures (42% pour les femmes en moyenne et de 10% seulement dans les classes inférieures) ce qui n'empêche pas Indiens de former un grand nombre de mathématiciens et ingénieurs (informatique, spatial, nucléaire…) et appréciés à l'étranger (même aux USA).

    L'Etat du Madhya Pradesh regroupe 40% des populations tribales (aadivasi) que compte l'Inde: Gond, Bhil, Baiga, Korku, Bhadia (ou Bhariya), Halba, Kaul, Mariya, Malto et Sahariya.

    L'Inde est la terre de naissance de quatre religions majeures – l'hindouisme, le jaïnisme, le bouddhisme et le sikhisme – alors que le zoroastrisme, le christianisme et l'islam s'y sont implantés durant le Ier millénaire.
    C'est donc aussi une mosaïque religieuse:

  • 79,8% d'hindous

  • 14,2% de musulmans

  •  2,3% de chrétiens

  •  1,7% de sikhs

  •  0,4 de jains

  •  0,6% de parsis,  juifs...


    L'Inde est une mosaïque ethnique bien que globalement unifiée par l'hindouisme:

  • Indo-Aryens dans le nord, résultat de l'arrivée des Aryens qui se sont métissés aux Dravidiens restés sur place

  • Dravidiens jadis repoussés dans le sud par les précédents

  • Mongoloïdes dans les montagnes du nord et de l'est.

  • Aadivasi, populations tribales ou autochtones d'origine antérieure à celles des aryens et dravidiens.

    Dans une page  suivante, un encart particulier sera consacré au douloureux problème des castes.

     

    RESSOURCES ET PRODUCTIONS

    (cf. ''Informatique, la ruée vers l'Inde'' dans l'Express du 07/12/2006 ''Infosys importe des étudiants occidentaux'' dans Courrier International du 07-13/12/2006).


    Agriculture

    Les ressources du pays sont constituées par l'agriculture (17,5% du PIB): riz (2ème producteur mondial), blé… cultures industrielles : coton (3ème producteur mondial), thé (1er producteur mondial)… et par des produits du sous-sol (houille, fer, pétrole…). Dans une région comme le Rajasthan, seulement 20% des terres sont cultivées malgré la création du canal Indira Gandhi (créé lors de la Révolution verte lancée à la fin des années 60) apportant à cette région aride des eaux himalayennes.
    Le Premier Ministre Narendra Modi a relancé en 2014 un projet pharaonique d'interconnexion de 37 fleuves et rivières (Interlinking Rivers-ILR) visant à augmenter les surfaces irriguées et, accessoirement, la production hydroélectrique. La région du Parc de Panna que nous allons visiter en sera la première étape.


    Industrie

    L'industrie est en plein développement (25,8% du PIB) dans des secteurs tels que la sidérurgie (pensons au recyclage des navires ou à la prise de contrôle de notre groupe sidérurgique Arcelor par l'Indien Mittal, l'un des grands sidérurgistes indiens (avec Tata et Birla), la métallurgie (automobile), le textile, la chimie… avec des secteurs de pointe comme le spatial et le nucléaire (essais dès 1974) !
    Si l'Inde est parfois qualifiée de Bureau d'Etudes du Monde et la Chine d'Atelier ou d'Usine du Monde, cette dernière a tendance à déborder chez son voisin indien où une nombreuse main d'oeuvre ouvrière chinoise (réputée plus productive) vient concurrencer les Indiens sur leurs chantiers intérieurs, ce qui est de plus en plus mal accepté.
    Les chiffres récents de la croissance indienne mettent en lumière les principaux secteurs porteurs: télécoms, infrastructures, automobile, pharmacie, agroalimentaire et technologies innovantes (comme les énergies renouvelables et notamment le solaire). Avec Le taux annuel de croissance du marché du solaire indien est de 35% et un objectif de puissance installée multiplié par plus de 30 en 5 ans (passer de 3 GW actuellement à 100 GW en 2020).


    Tertiaire

    La vraie richesse est le secteur tertiaire indien avec 57% du PIB. Il est surtout connu par les fameux centres d'appel, par l'informatique pas seulement par l'externalisation de services occidentaux de saisie et traitement mais de plus en plus par l'explosion de centres de génie logiciel (Infosys par exemple, avec reflux depuis la Silicon Valley d'ingénieurs indiens et même ''importation'' d'ingénieurs occidentaux) ou par le cinéma avec le célèbre Bollywood (contraction de Bombay et Hollywood) ! 
    Bien plus ''arriéré'' est le petit monde de la distribution et du commerce ce qui, aux yeux des touristes occidentaux, constitue un charme du pays. La grande distribution ne représente que 1% dans le commerce (contre déjà 20% en Chine, 40% en Thaïlande et, évidemment, 80% aux USA). Les choses commencent à changer avec l'arrivée de l'américain Wal-Mart ou de l'allemand Metro tandis que des groupes indiens se lancent (Bharti Enterprises, Reliance Retail…).
    L'Internet pénètre lentement (et de façon très inégalitaire) puisque 81% de la population n'y a pas accès (contre 72% en Chine). Un débat anime actuellement le pays à propos de l'offre gratuite mais limitée en nombre d'application par le système "Free Basics" lancé par Facebook en partenariat avec l'opérateur télécom indien  Reliance Communications. Le 8 février, les autorités ont interdit le déploiement de ce réseau en considérant que l'offre réduite était discriminatoire.

    Le tourisme est peu développé mais en forte croissance, y compris le tourisme médical. Ce secteur représente 18 millions d'emplois et a attiré 4,4 millions de personnes en 2007.



    DONNEES SOCIO-ECONOMIQUES 

    Le pays s'est beaucoup développé depuis une quinzaine d'années, en particulier grâce aux réformes lancées en 1991. L'Inde représente 7,1% du PIB mondial contre 3% au début des réformes économiques en 1980. Le PIB nominal par habitant est de 1500$ (144e rang sur 225 pays). Quant au PIB en PPA (Parité de Pouvoir d'Achat), il s'établit à 5450$ (123e rang sur 198 pays classés. Mais il faut savoir que l'économie souterraine et l'économie informelle représentent de 20 à 40% du PB.

    Le Produit National Net de l'Uttar Pradesh en fait le troisième état de l'Inde, après le Maharashtra et le Tamil Nadu. Si l'agriculture occupe une grande place (44% du PIB), le secteur tertiaire dépasse de peu le secteur agricole pour sa contribution au PIB de l'Etat avec 45%. Cet Etat affiche un taux de croissance annuel proche de 9%.
    Jusqu'en 2003, le Madhya Pradesh a été considérée comme l'une des économies les plus "malades" de l'Inde. Mais après 2005, il a enregistré le taux  de croissance du PIB le plus élevé en Inde, avec un taux du PIB de 10,2% en 2011-2012. C'est une région agraire (blé, soja, canne à sucre, riz, maïs, coton, colza, moutarde...). Le PIB par habitant place cet Etat au 6e plus bas rang dans le classement des Etats indiens.

    Le taux annuel de croissance de l'Inde a dépassé 7% en 2015. Mieux que la Chine qui annonce péniblement du 6,9%, chiffre qui serait fortement surévalué puisque la réalité de la croissance chinoise n'aurait été que de 2 ou 2,5%.
    En 2013 le PIB indien par habitant est d'environ 4000$ en PPA (Parité de Pouvoir d'Achat) et l'inflation de l'ordre de 10%. Selon Mahipal, le salaire mensuel moyen est de 100€.

    Le taux de pauvreté est de l'ordre de 30% avec un chômage d'à peine 9% (15% selon Mahipal, (incidence du chômage caché  ?)...
    Le quart de la population indienne (300 millions) n'a pas accès à l'électricité (soit 1/4 alors que la proportion au niveau mondial est de 1/7).

    Compte tenu de son enseignement supérieur de très haut niveau, l'Inde a de forte chance de rattraper rapidement la Chine dans la course au développement. Dernièrement, l'exportation de services a plus que doublé. Les experts pensent que d'ici 2025, l'Inde sera passée du 11e au 4e rang économique mondial en rejoignant la Chine.


    ORGANISATION POLITIQUE

    L'Inde est une république fédérale laïque et, malgré cela, membre du Commonwealth britannique tout comme le Pakistan (ou l'île voisine de Ceylan devenue indépendante en 1948 sous le nom de Sri Lanka).
    De ses débuts socialisants (planification industrie lourde sous le regard bienveillant des Soviétiques), le régime est passé au libéralisme, au capitalisme et à plus d'individualisme.

    Le pays est partagé en 29 états (le plus récent est le Télangana créé en 2014 à partir de la région ouest de l'Andhra Pradesh) et 7 territoires. Alors qu'un Etat comme le Rajasthan, le plus vaste de l'Inde, s'est constitué en regroupant près de deux douzaines de principauté, de nombreux autres Etats indiens se morcèlent puisque l'on n'en comptait que 14 en 1956.
    L'organisation politique de ces Etats n'est pas uniforme et la suprématie du pouvoir central est plus forte qu'aux Etats-Unis.

    Le Président de la République, actuellement le treizième en titre est  Pranab Mukherjee du parti du Congrès investi en 2012, n'a qu'une autorité morale car la réalité du pouvoir exécutif appartient au Premier Ministre (actuellement le quatorzième en titre est  Narendra Modi du Bharatiya Janata Party (BJP) investi en 2014, désigné par le parti ou la coalition majoritaire.
    Le Parlement est constitué de deux chambres groupant quelques 800 parlementaires: la Chambre du Peuple (Lak Sabha élue pour 5 ans) devant laquelle le Conseil des Ministres est responsable et le Conseil des Etats (Rajya Sabha, chambre élue pour 6 ans).

    L'Uttara Pradesh est l'Etat le plus politisé d'Inde. Il a fournit au pays huit de ses Premiers Ministres sur quatorze, dont le premier,  Jawaharlal Neru, ainsi que Indira Gandhi, Rajiv Gandhi et Atal Behari Vajpayee. La plupart sont originaires d'Allahabad.
    Fondé en 1984, le Bahujan Samaj Party (BSP), parti dont l'électorat est principalement composé de Dalits (intouchables) et basses castes est fortement présent dans le Nord de l'Inde, principalement en Uttar Pradesh qui compte la plus grande proportion  d'intouchables (21%) affecté par un très fort taux de chômage. Une femme, Mayawati Kumari, a dirigé cet Etat en coalition  en 1995, en 1997 et de 2002 à 2003 puis seule de 2007 à 2012, ce qui n'empêche pas qu'elle ait été accusée de corruption...

    Si des femmes ont eu accès aux plus hautes fonctions gouvernementales comme Indira Gandhi (fille de Nehru, mère Rajiv Gandhi et belle-mère de Sonia) devenue Premier Ministre en 1966, ce sont des exceptions. Certes depuis une loi de 1993, le tiers des sièges des conseils communaux (panchayat) et des postes de chefs de village (sarpanch) leurs sont réservées. Elles s'acquittent de ces tâches à la satisfaction générale mais la généralisation de la mesure aux instances politiques supérieures se fait attendre (elles ne sont que 11% au Parlement et le plus souvent appartiennent aux castes supérieures).

  • LE CONTEXTE ET L'ORGANISATION DE CE VOYAGE

    "We had a dream". Oui, nous avions un rêve après notre visite au Taj Mahal en 2009, c'était de pouvoir y revenir. Nous avions aussi envie de nous immerger un petit moment dans la mythique et  mystérieuse cité sainte de Bénarès.
    Dans un même mouvement, il s'agissait de faire non pas un pèlerinage mais plutôt une sorte de voyage philosophique sur le sens de la VIE allant d'Agra, avec une vision romantique de l'AMOUR-passion du musulman Shah Jahân traduit dans le poème de pierre qu'est le Taj Mahal, à Bénarès, avec la vision hindouiste de la MORT rédemptrice, porte d'accès au moksha (ou nirvana) grâce à l'eau lustrale et au feu purificateur. Mais étrangement l'itinéraire qui va d'Agra à Bénarès fait passer par les forts moghols et rajpoutes d'Agra, de Gwalior... témoignant du POUVOIR et par Khajuraho avec ses temples révélant un Kâma-Sûtra de pierre où le SEXE prend une dimension tantrique et orgiaque...
    Bref, une interpellation sur de grands sujets philosophiques: la VIE, le POUVOIR, l'AMOUR, le SEXE et la MORT.
     

    Lors de notre précédent au Rajasthan en 2009, nous n'avions malheureusement pas choisi un circuit combiné "Rajasthan-vallée du Gange" car nous envisagions alors de faire par la suite le petit circuit "vallée du Gange" qui figurait alors sur les catalogues. Depuis, avec son impact sur le tourisme, la crise  a eu pour conséquence de voir  disparaître ce circuit des catalogues des "grands" tour operators. Bien qu'encore visible chez Nouvelles Frontières en 2015, ce TO ne le réalisait plus.
    Pour 3 personnes, une agence de voyage nous a proposé de le monter en circuit "sur mesure" avec son agence correspondante en Inde, un  réceptif intégré dont ce voyagiste français est actionnaire majoritaire. C'est l'un des 7 premiers tours-opérateurs hexagonaux en 2014 Il est actionnaire à hauteur de 50%, de 6 réceptifs: en Espagne (Eoh ! et Destino Espana), en Italie (Toutitalie), en Inde (Ker India), au Vietnam (Image Vietnam)  et au Maroc (Ker Maroc).
     

    L'agence indienne: Ker India (Mangalam)

    Si à son sujet des opinions négatives s'expriment sur les forums, l'avis du Petit Futé est plutôt positif:
    «
    Cette société créée en 1993 est l'un des leaders du tourisme francophone en Inde, reconnue par le ministère du Tourisme et membre du IATO. Cette agence vous propose des séjours sur-mesure dans tous les Etats de l'Inde, avec des possibilités de circuits thématiques pour groupes ou individuels. Elle possède également son propre parc automobile. Dernier point, l'équipe d'interlocuteurs est parfaitement francophone. Bon rapport qualité/prix.»

    Evidemment, cela mobilise un budget conséquent par rapport aux circuits standards en groupe, surtout que nous souhaitions nous attacher le service de guides francophones.
    Tarif par personne (sur la base de 3 participants): 2350€ (dont 300€ pour accompagnement par guides francophones) au départ de Paris,  base chambre double, avec vols internationaux (Air France) et deux vols intérieurs, frais de visa et d'assurances, guides francophones, transports terrestres, hébergement, restauration et visites.

    MALHEUREUSEMENT, nous n'avons pas su tirer les enseignements d'une précédente expérience très positive de voyage "à la carte" à Madagascar en 2012 montée directement avec une toute petite agence malgache. Notre grosse erreur a été de nous borner à définir les grands sites et monuments que nous souhaitions visiter.
    Nous nous sommes retrouvés avec un "programme à trous" avec près de 6 demi journées de "temps libre" sur un temps de présence effectif de 9 jours en Inde.
    Je me suis livré à un petit jeu consistant à élaborer un   programme optimisé  ,  ce que j'aurai dû faire il y a quelques mois, d'où il ressort que l'on aurait pu faire le programme (et même davantage) avec deux jours de moins.
    En effet, nous n'avions pas exprimé clairement nos choix en matière de restauration si bien qu'ils ont été organisés dans un cadre hôtelier de type "pension complète".
    Du coup,
    cela s'est répercuté dans l'organisation des étapes avec de longs trajets d'une traite et de longues périodes creuses. Nous n'avions pas formulé de désirs pour meubler ces trajets et ces périodes par des arrêts ou de petites visites villageoises impromptues, souvent passionnantes. Par ailleurs quelques mises au point faites par échanges d'email n'avaient pas été répercutées au guide.
    Dans ces conditions, il aurait été bien préférable que nous partions sur un circuit catalogue de notre T.O. généraliste combinant Vallée du Gange (en fin de circuit) et Rajasthan que nous aurions donc utilement revisité en rattrapage de notre calamiteux voyage de 2009, sur 18 jours. Il ne nous "aurait coûté que 2055€", au départ de Paris, assurances et visa compris. En effet, nous n'avons rien contre les circuits en "regroupé".
    A noter que la petite organisation (non testée) basée en France A.C.V. (AMIS-CULTURES-VOYAGES) et spécialisée sur des destinations plutôt asiatiques propose un circuit très complet vers la vallée du Gange "Inde du nord - Extrêmes splendeurs", en formule regroupée (10 à 16 participants) sur 12 jours (au lieu de 11 dans notre programme) pour 400€ de moins soit moins de 2000€ au total, en incluant l'ensemble des prestations.
    Vous pourriez également vous adresser directement à des guides indiens...

    CONSEILS pour éviter nos erreurs en formalisant un programme "sur mesure" ou "à la carte":
    - demandez des références de "clients" ayant effectué des voyages similaires afin de recueillir directement leur avis
    - pensez à bien définir si vous souhaitez que le programme comporte des "temps libres" et précisez leur importance
    - outre la gamme d'hôtels, précisez la localisation souhaitée
    - pour les repas principaux, précisez la préférence éventuelle pour les repas pris en restaurants en ville, hors des hôtels
    - lors des longs trajets,
    outre les "pauses techniques" dans les aires de services,  indiquez vos éventuelles attentes par rapport à de courts "arrêts ethniques" (20 minute ou une demi-heure) pour être au plus près de la vie indienne: petits villages, ferme, école, briqueterie, fabrique artisanale de sucre, artisanats familiaux (bois, bronze)...
    - si techniquement des "temps libres" sont inévitables bien que peu souhaités, essayez d'obtenir que des visites villageoises puissent être réalisées dans les environs des localités où vous ferez étape
    - formalisez la possibilité qu'en fonction des aléas liés aux temps de trajet, des visites optionnelles (même payantes) puissent être envisagées à l'initiative du  guide ou de vous-même.

    Enfin, dès le départ du circuit, assurez-vous bien auprès de votre guide qu'il a exactement votre programme en mains.

    Mais HEUREUSEMENT, nous avons eu de  BONS GUIDES   Mahipal, en tant que guide-accompagnateur de Delhi à Khajurâho, puis des guides locaux, Hanuman à Bénarès et Sohan à Delhi.
    En circuit, nous n'avons pas manqué de leur faire part de nos remarques et suggestions en vue d'un encore meilleur service...

     

    Lundi 1er février

    Décollage à l'heure prévue, 10H40 puis agréable vol de jour (en plus grande partie) avec Air France (AF226) sur un Boeing 777-330, vol d'une durée de 8 heures..
    Des hublots on a de belles vues sur les montagnes autrichiennes, puis sur les Balkans et surtout sur le Caucase (Erevan, Tbilissi) enneigés. Puis on traverse la Mer Caspienne (Bakou). Puis ce sera l'Afghanistan (Kaboul) et le Pakistan (Lahore). Entre deux coups d'oeil à l'extérieur, il est loisible de se plonger dans l'actualité indienne avec les journaux Hindustan Times et The Times of India.

    22H45, nous serions déjà posés à l'aéroport Indira Gandhi de Delhi s'il n'y avait pas un embouteillage dans le ciel On nous fait donc tourner en rond pendant une demi-heure. L'aéroport se situe à 40km au sud de Delhi mais cela tombe bien, nous logeons au sud de la ville.

    Itinéraire en Inde du nord

    Bagages récupérés et contrôles passés, nous sommes accueillis par  Mahipal , le guide, et par Lakshman le chauffeur de notre Toyota Innova,  qui nous accompagneront pendant les 6 jours suivants.
    Voici l'Inde surgie d'un univers légendaire, l'Inde aux effluves d'épices...

    Nous quittons l'aéroport vers minuit et une demi-heure plus tard, nous arrivons à l'hôtel  Pluto's Inn **(*) situé au sud de Delhi, au bord d'un boulevard (Aruna Asaf Ali Marg) qui en pleine nuit a piètre apparence. Wifi dans les chambres mais vue sur un mur si l'on tire les rideaux. Dommage pour récupérer la fatigue du voyage, des travaux ont lieu à proximité en pleine nuit...

     

    Poursuivre la visite


     



    Documentation et crédits

  • mes notes de voyage
  • les contributions photographiques de Michèle
  • "L'Inde" de Maurice PERCHERON aux Editions Fernand Nathan  - Paris 1941
  • "Inde, un destin démocratique" de Max-Jean ZINS aux Editions la documentation française - Paris 1999
  • "Le grand guide de l'Inde" par divers auteurs aux Editions Gallimard - Paris  1997
  • "Inde, nord, nord-est et centrale" par divers auteurs aux Editions Nelles - Munich 2001
  • "Inde du nord, vallée du Gange..." par divers auteurs  Guides Bleus Hachette Livre - Paris 2006
  • "INDE du nord et NEPAL" par Tiphaine CLOTAULT Coll. Guides Mondeos aux Editions MONDEOS - Paris   2013
  • "Taj Mahal, Agra, Fatehpur Sikri" par Shalini SARAN aux EDL Editions - Paris 2001
  • "Kamasutra" (illustré) de Tarun CHOPRA publié en français aux Editions Prakash Books India - New Delhi 2006
  • "Pancatantra" contes traduits et annotés par Edouard LANCEREAU NRF Editions Gallimard - Paris 1965
  • Le N°4 d'octobre-novembre 2005 du Magazine Match du Monde consacré à "L'Inde éternelle"
  • Le N°2926 d'août 2007 du Magazine L'Express consacré à "L'Inde a 60 ans, GANDHI"
  • Le N°3207-3208 de décembre 2012 du Magazine L'Express consacré à l'"Inde"
  • Le N°169 de mars 1993 du Magazine GEO consacré au "Bouddhisme"
  • Le N°236 d'octobre 1998 du Magazine GEO consacré à l' "Inde sacrée" (évoquant surtout l'Inde du sud)
  • le Patrimoine de l'Humanité de l'UNESCO en Inde
  • et surtout la fabuleuse encyclopédie libre en ligne Wikipédia et son pendant touristique Wikitravel (open GNU)
  • l'hebdomadaire toujours essentiel sur l'actualité internationale Courrier International
  • ainsi que, en ligne, les fiches et cartes libres du "World Factbook" de la CIA (!)
  • et de nombreux autres sites sur la toile...

    Pour bien se pénétrer des mystères de l'Inde, il est bon aussi de l'aborder par les romans. Par exemple ''Le Nabab'' d'Irène FRAIN, ''La vingtième épouse'' d'Indu SUNDARESAN, "Taj" de T.N. MURARI, "Fière et intouchable" de Lyane GUILLAUME ou la célèbre ''Cité de la joie'' de Dominique LAPIERRE.
    Dans un registre plus austère, on peut lire les extraits des écrits de GANDHI tirés de ''Tous les hommes sont frères'' et publiés sous le titre ''La voie de la non-violence'' (Ed. Gallimard, collection Folio). De même, concernant l'histoire de l'indépendance et l'action de Gandhi, on peut lire "Pour l'amour de l'Inde" de Catherine CLEMENT,  "Cette nuit la liberté" de Dominique LAPIERRE et Larry COLLINS ou encore "Il était minuit cinq à Bhopal" des mêmes
    " Dominique LAPIERRE et Larry COLLINS.

    Pour une littérature plus ou moins romanesque, le lien suivant vous donne accès à une petite   bibliographie
      .


     


    BON A SAVOIR

    QUAND Y ALLER ?
    L'Inde du nord est agréable a visiter entre les mois d'octobre et de mars, c'est-à-dire de part et d'autre de la mousson...


      POURBOIRES, MARCHANDER
    A l'opposé du Japon, l'Inde est un pays de pourboires et de bakchichs. Surtout qu'il y a pléthore de personnel qui du coup n'en est que plus mal rémunéré
    En voyage organisé en groupe, il faudrait compter tous pourboires confondus: environ 4-5€ par personne/jour (guide, chauffeur, bagagistes, serveurs…). Pour les autres services lorsqu'il est précisé qu'ils ne sont pas inclus, ajouter 10% à la note. En voyage individuel, dès lors que l'on fréquente restaurants et hôtels pour touristes (3* ou plus), la pression au pourboire se ressent plus fortement, même si le service est infime voire quasi inexistant.
    Dans certains lieux, prévoir 50 à 100 roupies pour les bagagistes,  pour photographier et le double pour filmer. De même, laisser quelques roupies aux gardiens des chaussures lors de la visite des temples, mosquées…

    Il faut marchander et bien marchander, notamment le prix de courses en taxi, rickshaw et autres tuk-tuk...
    Un proverbe indien ne dit-il pas:

    «Quant tu achètes une vache, assure-toi que la queue est comprise dans le prix.»
     

    TENUE VESTIMENTAIRE ET COMPORTEMENT
    En février, les températures moyennes varient dans la journée de 10-12° à 25° au Rajasthan et de 15° à 30° dans la vallée du Gange. Un brouillard matinal peut flotter sur Delhi en cette saison. Les écarts maxima ont pu aller de 0° à 50° !
    Prévoir une tenue ''mille feuilles'' en raison de soirées ou de début de matinée qui peuvent être frais : lainage ou coupe-vent. Vêtements de coton à manches courtes (polos, tee-shirts), bermudas (pas de shorts) ou pantalons pas trop moulants, chaussures et chaussettes faciles à enlever pour la visite des temples et sites religieux.
    Les vêtements en cuir (restes d'animaux morts donc impurs) sont parfois prohibés en certains lieux (dans les temples jains en particulier).
    Ne pas s'asseoir en présentant ses pieds face à une personne ou à une divinité... mais pour s'asseoir en lotus il faut un bon entraînement! De même ne pas toucher la tête d'une autre personne notamment des enfants.
    Il ne faut pas se méprendre sur l'attitude des hommes indiens qui se promènent parfois en couple, en se tenant par la main ou par l'épaule, c'est un comportement purement amical.
    Rendez leur salut aux Indiens d'un namaste, les mains jointes à hauteur de la poitrine. Un homme ne serre pas la main d'une femme. Ne pas donner une poignée de main à un Indien avec une main qui vient d'ôter des chaussures…
    Les Indiens ne respectent guère las files d'attente (surtout les femmes lorsqu'il n'y a pas de files séparées) et savent jouer des coudes !

    TRANSPORTS ET CIRCULATION
    Pays soumis à la colonisation anglaise, la circulation se fait à gauche mais est totalement anarchique selon les critères de nos codes de la route occidentaux. Les animaux divagants y sont la norme et les Indiens qui les vénèrent s'en accommodent bien au prix de slaloms parfois acrobatiques. Ils sont présents mêmes sur les autoroutes où l'on trouve tous types de moyens de transports: charrettes tirées par des buffles, zébus, dromadaires, tracteurs, bicyclettes, vélomoteurs, tuk-tuks chromés aussi appelés auto-rickshaws et un nombre considérable de camions. A cela s'ajoutent les chargements hors gabarit, la circulation à contresens qui n'a rien d'exceptionnel, l'absence fréquente d'éclairage la nuit. Evoquons aussi les chantiers, les véhicules en panne, les chicanes aux entrées de village... tout cela sans présignalisation.
    En  pratique, les règles de priorité sont particulières: les vaches sacrées ont tous les droits, dormir au milieu de la chaussée, traverser nonchalamment n'importe quel type de voie. Les chiens souvent éclopés n'ont pas autant de privilèges... Puis après, la priorité se décline en fonction de la taille et de sa capacité à se faire entendre: camions et bus, camionnettes, voitures, auto rickshaws, motocyclettes, vélos et rickshaws et enfin les piétons...

    L'état et l'encombrement des routes ne permettent guère d'effectuer les parcours qu'à une moyenne de 40-50km/h. Les chemins de fer ne font guère mieux.

     

    ALIMENTATION ET REPAS
    La cuisine indienne est réputée excellente bien qu'épicée (trop).
    Même si vous prenez la peine d'insister sur la notion de "no spices" en commandant votre repas, ce que l'on vous servira sera malgré tout encore épicé. Vous pourrez tenter d'ajouter "at all" mais sans garantie.
    En ce qui me concerne, c'est clair que ce n'est pas l'aspect gastronomique qui m'a laissé le meilleur souvenir car mon système digestif a été mis à rude épreuve tout au long du voyage, rapport aux épices, pourtant nous n'avons pratiquement mangé que dans des hôtels habitués à la clientèle étrangère. Me ferais-je si vieux que cela ? Je n'ai pas le souvenir d'aussi grands désagréments lors de nos deux précédents voyages.

    Les lentilles (dal ou dhal)occupent une grande place dans la cuisine indienne. Cette graine légumineuse très riche en éléments nutritifs et particulièrement en protéines, fibres et des sels minéraux (dont du fer) est originaire des régions tempérées chaudes allant de la Grèce à l’Asie centrale, en passant par le Proche-Orient et le Caucase. Les graines des variétés cultivées en Asie sont de couleur jaune, orange, rose ou rouge.
    L'immensité du pays, du fait de la multiplicité de ses sols, de ses climats et de ses traditions, induit une grande diversité des ingrédients entrant dans la cuisine indienne, particulièrement connue pour les quelques 25 épices auxquelles elle fait appel : piment, poivre, gingembre, cardamome, muscade, cannelle, cumin, ail, coriandre, safran, menthe, laurier, sésame, aneth…Dans cette cuisine, on utilise également du beurre clarifié (ghee), l'huile de sésame, la noix de coco…

    La cuisine indienne est si puissamment parfumée que l'air des rues embaume de son une incroyable richesse. L'un des premiers contacts des sens avec ce pays, c'est un choc olfactif.
    En attendant le plat de consistance, on peut grignoter des chips à base de farine de légumineuses (lentilles), les pappadam. On peut aussi se régaler de galettes de froment servies chaudes, les roti tandis que d'autres galettes, les chapati (à la farine blanche délayée au lait et appelées nan quand elles sont cuites au four et puri si elles sont frites) servies chaudes accompagnent le repas ou enveloppent des omelettes.
    Dans la cuisine courante, on trouve aussi des légumes relevés enveloppés dans des galettes de farine de lentilles, les masala dosa, les beignets de légumes, les pokara ou encore des chaussons triangulaires fourrés aux légumes, les samosa.
    Le meilleur riz indien, le basmati, est cultivé dans le nord du pays.

    Evoquons ici trois cuisines indiennes célèbres :
    - Kashmiri douce (yaourt, amandes) et parfumée typique du Cachemire
    - Tandoori venant du Penjab, avec souvent des cuissons au four au feu de bois (tandoor). Elles a profité des apports des divers envahisseurs (grecs, perses, huns, afghans, mongols) et s'est répandue dans le nord de l'Inde. On y consomme du poulet, de l'agneau, des gambas, des poissons accompagnés d'épices mariées et de yaourt…
    - Mughlai : originaire de la vallée du Gange et le l'Indus (aujourd'hui au Pakistan). Les viandes sont essentiellement celles de poulet et d'agneau sous forme grillées, rôties, macérées, en ragoûts… Souvent on relève avec de nombreuses épices et il faut utiliser le yaourt pour adoucir les saveurs ou concombre. Une importante cuisine végétarienne s'est également développée à base de lentilles, petits pois, pois chiches, oignons, fromages et, apport des ''Indes occidentales'', les pommes de terre !

    Le repas est servi traditionnellement sur un thali, un plateau.
    Du fait des pratiques religieuses existant en Inde, on ne peut s'étonner que la viande de porc ou que celle de bœuf ne trouvent pas place dans la cuisine de ce pays…. Plus de la moitié des Hindous sont végétariens et beaucoup sont même végétaliens (ni poissons, ni œufs) comme les Jaïns.

    Les desserts existent à base de fromage frais : jalebi (spirales de pâtes frites au sirop), gulab jamun (lait, yaout et amandes au sirop), rasgulla (boulettes de fromage sucré et parfumé à l'eau de rose). On rencontre aussi le kheer (riz au lait), les firni (crème de riz aux amandes, raisins et pistaches) ou les kufi (glace à la pistache et aux amandes qu'il vaut mieux éviter pour des raisons sanitaires)…

    Un bon repas peut être complété par le pan ou paan, combinant une tranche de noix d'arek, une pincée de chaux vive et quelques feuilles de plantes aromatiques à votre convenance, le tout enveloppé dans une feuille de bétel …. Çà facilite la digestion et parfume l'haleine. Il ne reste plus qu'à mâchouiller le tout longuement et à cracher l'excédent de salive rouge vermillon !

    A tout moment du jour, on peut aussi grignoter des namkin, graines grillées, épicées ou salées-sucrées.
    Quand les Indiens reçoivent, ils ne prennent pas leur repas avec leur invité mais ils le servent. S'il n'y a pas de couvert, les aliments sont portés à la bouche avec la main droite car la main gauche est réservée à la toilette et à l'hygiène. Il faut une grande dextérité pour réussir à déchirer un lambeau de galette (chapati) plus ou moins élastique, en se servant de la seule main droite mais les  Indiens seront tolérants avec l'étranger... C'est aussi pourquoi, dans un tout autre domaine, il ne faut pas donner de l'argent avec la main gauche.

    Sans oublier le mélange Mukhwas. C'est un mot composé créé à partir des mots "bouche" (mukh) et "parfum" (was). Traditionnellement, les mukhwas sont composés de graines de plantes choisies pour leurs vertus digestives ou leur parfum: graines de fenouil, d’anis, de coriandre ou de sésame... Les graines sont souvent recouvertes d’un glaçage de sucre coloré et parfumé aux essences de menthe, de rose ou d’anis.

    SANTE ET PALUDISME
    Différentes recommandations figurent dans les guides: vaccinations antitétanique, antipoliomyélitique, anti-hépatiques et anti-typhoïde, prise de médicaments antipaludéens. En cas de séjour prolongé particulièrement dans les zones rurales, les voyageurs sont également mis en alerte contre l'encéphalite japonaise ou la rage.
    Toutefois en saison sèche, pour un cours séjour dans cette région du nord de l'Inde, la protection antipaludéenne par spray anti-moustique peut suffire complétée par des vêtements couvrants entre le crépuscule et l'aube (période d'activité des moustiques). En effet, le risque n'est pas absent même en cette période, car on trouve des eaux stagnantes un peu partout, à commencer par celles des égouts à ciel ouvert et des mares plus ou moins putrides.
    Un médicament contre le rhume et les angines peut être bienvenu compte tenu des écarts de température et des climatisations.

    AUTRES PRECAUTIONS
    Comme dans de nombreux pays tropicaux en voie de développement, ne boire que de l'eau en bouteilles capsulées (en cas de doute, les plus paranos peuvent même vérifier l'étanchéité des bouteilles!). De même, il convient de prendre des précautions par rapport à la consommation de fruits et de légumes crus. Ne pas consommer de glaces et sorbets et refuser tout ajout de glaçons dans les boissons. En cas d'ennuis intestinaux, consommer du riz et des yaourts (fréquents sur les tables indiennes).
    Les plats trop épicés peuvent aussi être mal supportés par les estomacs et intestins délicats. Comme déjà dit plus haut, en ce qui me concerne, c'est clair que ce n'est pas l'aspect gastronomique qui m'a laissé le meilleur souvenir car mon système digestif a été mis à rude épreuve tout au long du voyage, rapport aux épices, pourtant nous n'avons pratiquement mangé que dans des hôtels habitués à la clientèle étrangère.
    Utiliser aussi en boissons, les diverses sortes de chay, le thé implanté  par les Britanniques depuis la Chine au XIXe s., les lassi, yaourts battus sucrés, salés ou épicés, le thandaï, lait aromatisé aux amandes… ou encore la bière indienne.

     

    ACHATS ET SOUVENIRS
    - Soieries en tuniques, châles, écharpes, étoles ou chemisiers en textiles nobles. Le pashmînâ, souvent appelée "l'or en fibre", est l'un des duvets les plus précieux qui soit (cinq fois plus fin qu'un cheveux) issu de la chèvre Tchang-ra ou chèvre Kaschmir à longs poils (à ne pas confondre avec les chèvres angora ou chèvres du Tibet produisant le mohair). On utilise pour cela les poils des parties les plus douces du cou et du torse. Les poils des autres parties du corps de cette chèvre sont utilisés pour les textiles appelés cachemire.
    - Patchworks
    - Cotonnades imprimées au tampon ou nouée ou brodées à la main : nappes, draps, serviettes…
    - Tapis en soie, en laine ou en coton.
    - Miniatures peintes sur soie ou sur os de dromadaire (à défaut d'ivoire dont l'utilisation est interdite afin de protéger les éléphants)
    - Broderies aux couleurs vives et incrustées de petits morceaux de miroirs, les shishadar, brocarts brodés aux de fils d'argent ou d'or
    - Saris et punjabis (ensembles tunique et pantalon également appelés Kurta Parjama ou Kurta Churidar)
    - Lourds bijoux du Rajasthan : bracelets, colliers, broches et anneaux. (bazars spécifiques selon le métal travaillé).
    - pietra dura (sorte de fine marqueterie à base de marbre et incrustations de pierres semi précieuses dont la technique remonte au XVIIe s. (illustrée par le Taj Mahal)…

    Marchander :
    Le prix demandé est en général de 3 voire 4 fois supérieur au prix qui serait payé par un Indien. Il faut donc avec courtoisie affronter le talent de bonimenteurs lyriques des vendeurs. Toutefois, dans beaucoup de magasins destinés aux Indiens ou dans les magasins d'Etat, les Emporiums, les prix sont fixes mais attention, le terme emporium est aussi utilisé par de petits boutiquiers...

     

    MONNAIE ET CHANGE
    Emporter des €uros.
    Le cours est d'environ 80 Roupies (ou INR Indian Roupie) pour 1 €uro.
    Le change peut être effectué dans les hôtels qui acceptent également les cartes de crédit. En dehors des hôtels et de grands magasins, celles-ci ne sont souvent utilisables que pour des retrait au guichet des banques ce qui entraîne de grandes pertes de temps et est soumis aux horaires d'ouverture (distributeurs de billets seulement à Delhi).
    Possibilité d'écouler les dernières roupies dans les boutiques de l'aéroport lors du retour.


    COURRIER
    Il n'est pas toujours certain que les envois de cartes postales (sans enveloppe) arrivent à leurs destinataires...


    ELECTRICITE
    Le courant électrique est de type alternatif (sauf dans certaines régions où il serait en continu !) en 220 V mais souvent avec prises au format américain. Se munir d'un adaptateur polyvalent (les bons hôtels peuvent parfois en mettre à disposition). Une lampe de poche peut être utile en cas de coupure de courant de plus en plus rares.


    DECALAGE HORAIRE
    Le décalage horaire par rapport à la France est de 4 heures et demie hiver et de 3 heures et demie en été car il n'y a pas de changement d'heure saisonnier en Inde...


     


     


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